Ce qui devait arriver arriva sur le campus de l’université Check Anta Diop, le décès d’Abdoulaye Ba, étudiant en 2e année de chirurgie dentaire tué dans sa chambre d’étudiant !
Scènes kafkaïens donc ce lundi 9 février sur ce campus en ébullition depuis les « journées sans tickets » comprendre faute d’avoir été payés, les étudiants ont mangé au restaurant universitaires gratis ! Jets de gaz lacrymogène y compris dans les chambres-courses poursuites et plus d’une centaine d’étudiants blessés. Le retard dans le paiement des 13 mois de bourses a mis ce temple du savoir sens dessus dessous qui a dégénéré en affrontements policiers contre étudiants !
Impensable sous le régime PASTEF qui a subi ces genres d’avanies notamment le PM Ousmane Sonko et c’est ce qui révulse et étonne droits-de-l’hommiste comme Amnesty International et partis politiques tel que l’APR de l’ex-président Macky Sall. Il n’est pas jusqu’au Syndicat des enseignants de l’université qui n’ait déploré ce viol des franchises universitaires dont l’onde de choc a dépassé celles de Dakar-Thiès-Saint Louis …
Comment expliquer que ces étudiants qui ont offert leur poitrail aux balles sous le régime Apériste, défendu becs et ongles Ousmane Sonko et de façon générale le PASTEF, bref comment comprendre que ces étudiants qui ont payé de leur personne cette 3e alternance civile se retrouvent à subir les mêmes violences ?
Comment expliquer la duplication de ces desiderata sous le régime PASTEF qui prônait il y a à peine 3 ans un changement de gouvernance ?
Le PASTEF pouvoir jeune composé de trentenaires, quinqua maxi se retrouve donc à user de la matraque voire du fusil pour mater des étudiants impécunieux et affamés qui n’ont plus le viatique minimum pour suivre les cours !
Les autorités ont compati au deuil de la famille d’Abdoulaye Ba, une autopsie sera réalisée et la justice a été saisie.
Certes les étudiants ont refusé de s’assoir sur la table ronde des 2 et 3 février derniers pour discuter de « la nouvelle politique de la Bourse ». A juste raison clament -ils car il s’agissait d’abroger le décret de 2014 généralisant cette bourse. Une décision du président Wade. Les étudiants ont même ouïe dire qu’il n’y aurait pas de rappel des 13 mois d’arriérés de bourse. Ainsi, en fait pris à la gorge par la dette- boulet « cachée » le PASTEF veut supprimer cette bourse ou la donner à une portion congrue d’étudiants. La bourse estudiantine pèse 90 milliards en 2025- elle vaudra 100 en 2026 et 120 en 2027 !
Intenable il est vrai pour un Sénégal dont la dette « cachée » de 4000 milliards de F CFA soit 132 % du PIB.
A présent, ces événements gravissimes prennent la proportion d’une crise politique car déjà l’APR demande la tête du ministre de l’Intérieur Mouhamadou Bamba Cissé. Et dans la foulée, 4 membres du gouvernement étaient face aux médias hier pour des explications et persuader cette presse dont celle même jugée acquise au PASTEF désapprouve et rejette ce qui s’est passé sur le campus de Dakar.
Quelle solution pour les bourses d’étudiants ? A quand la réouverture des universités au Sénégal ?
Aujourd’hui au Faso


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