D’abord, le fait qu’il est sur la ligne de départ de ce haut poste de l’ONU, le plus grand pour lequel l’ex-président sénégalais a postulé en quasi en catimini, sinon de façon discrète, avec souvent des démentis qu’il n’en est rien. Officialisée seulement il y a quelques jours, la candidature de Macky Sall n’en finit pas de drainer un parfum de contestations et surtout de non-soutien de son propre pays le Sénégal. Et les autres vœux parasites qui s’y ajoutent.
Dépôt d’un dossier d’abord bancal, car porté par le président burundais et président de l’UA Evariste Ndayishimiye. Certes, l’UA c’est l’organisation continentale et ce n’est pas rien d’être parrainé par elle, mais une telle candidature doit en première instance être soutenue par le Sénégal. L’ambition de l’ex-président sénégalais est légitime mais le handicap de ne pas avoir été introduit par son pays est une lourde hypothèque. Et s’il n’y avait que ça : voici que montent des voix opposées regroupées dans le Collectif des victimes de la répression de 2021 (84 victimes) qui s’inscrivent en faux contre ce dossier qu’il juge indécent et inopportun !
Babacar Seye, le président de ce Collectif dit non à ce qu’il appelle une « supercherie » et pour lui, l’ONU ne saurait servir de « refuge politique à Macky Sall pour se réhabiliter ».
Évidemment, les partisans de l’ancien président apéristes et autres s’étonnent de cette levée de boucliers, car ni la justice, ni rien n’infirment cette candidature.
Mais quoi qu’on dise, c’est une polémique qui n’arrange pas Macky Sall, surtout face à des challengers de poids tels que Rafael Grossi actuel patron de l’AIEA, Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, et Rebeca Grynspan, SG de la CNUCED. Et compte tenu de la loi tacite de la rotation par continent…
Aujourd’hui au Faso


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