Six soldats tués au Mali : «La route de la mort» confirme sa réputation

Six soldats tués au Mali : «La route de la mort» confirme sa réputation

Une fois de plus, l’ennemi a frappé. Hier dimanche 24 janvier 2021, une double attaque terroriste conduite par plusieurs dizaines d’assaillants a fait plusieurs victimes dans le Centre du Mali, frontalier du Burkina Faso, autre point chaud de la menace djihadiste. Le bilan n’est toujours pas exhaustif mais l’on évoque au moins six tués dans les rangs de l’armée malienne et dix-huit blessés. Lors des affrontements, explique une source sécuritaire, plusieurs terroristes ont été tués et d’autres blessés.

C’est le bilan de cette nouvelle incursion des groupes armés terroristes dans cette zone, que l’on surnomme la «  route de la mort » du fait de la multiplication des incidents meurtriers contre les escouades des FAMa.

Ce nouvel assaut contre une position de l’armée indique une fois de plus que l’avènement de la paix tant souhaité et très attendu reste une chimère dans ce pays qui se cherche au propre comme au figuré. Aussi, il s’agit d’une indication claire que la voie de la négociation tant ressassée par les autorités maliennes depuis quelques temps n’est pas du goût de tous.

Face à une armée mal équipée et un commandement accusé de se sucrer sur le dos des soldats du rang et de s’enrichir par le biais des grosses commandes de l’armée, le Mali peine à trouver la formule face au péril djihadiste qui l’endeuille au quotidien. Le ressentiment qui avait germé dans les esprits et  fait le lit du coup de force du 18 août 2020 contre le pouvoir du président IBK, reste en travers de la gorge des millions de Maliens qui ne savent plus à quel « prétendu sauveur ». Du régime déchu et de la junte qui a nourri l’espoir d’une prise en main de la question sécuritaire, lé désillusion reste intacte face à la dégradation croissante du climat sécuritaire.

C’est certain, l’impuissance de l’armée malienne et par ricochet de celles des autres pays tels que le Burkina Faso et le Niger à faire face aux assauts répétés des groupes armés terroristes, mais aussi de la Force G5 Sahel commande un changement de paradigme ou de stratégie dans la lutte contre l’hydre terroriste. Que l’on soit à Bamako, Niamey ou Ouagadougou, les revers subis par les armées sonnent comme une invite à revoir notre copie en matière de lutte contre le phénomène qui nous endeuille depuis plusieurs années .

La rédaction

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