Son nom avait circulé dans certains milieux avant ce rendez-vous d’Accra. C’est désormais officiel. L’ancien président du Niger, Mahamoudou Issoufou est le nouveau médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le Burkina Faso. La décision a été prise à l’issue du 6e sommet extraordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO tenu dimanche à Accra (Ghana) et consacré à la situation sociopolitique au Burkina Faso, en Guinée et au Mali.
«L’autorité décide de nommer SEM Mahamadou Issoufou, ancien Président de la République du Niger, en tant que médiateur de la CEDEAO pour le Burkina Faso pour faciliter le dialogue entre toutes les parties prenantes», a indiqué la conférence des chefs d’État et de gouvernement dans un communiqué publié à l’issue du sommet.
Faisant part de «sa préoccupation quant à la durée de la transition fixée à 36 mois les autorités burkinabè», la conférence des chefs d’État et de gouvernement a réitéré «sa ferme condamnation du coup d’État du 24 janvier 2022» et décidé «de maintenir la suspension du Burkina Faso de toutes les instances de la CEDEAO jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel».
EN rappel, celui qui endosse la tunique de médiateur de la CEDEAO au Burkina Faso a dirigé le Niger de 2011 à 2021. A la fin de son deuxième et dernier mandat légal, et en dépit des appels à modifier la Loi fondamentale pour se représenter, Mahamadou Issoufou a décidé de ne pas modifier la constitution pour briguer un troisième mandat. Il a été remplacé par Mohamed Bazoum, issu de la même formation que lui, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-TARAYYA).


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