Une cinquantaine de tués dans la bousculade du stade de N’zérékoré : Le prix du hooliganisme et de l’exiguïté des voies de dégagement

Une cinquantaine de tués dans la bousculade du stade de N’zérékoré : Le prix du hooliganisme et de l’exiguïté des voies de dégagement

 

 

Voilà une finale dont se serait passé le président de la Transition, le général Mamadi Doumbouya dont le match ente les équipes de Labé et N’Zérékoré pour s’attribuer le trophée qui porte son nom, s’est soldé par une gigantesque bousculade, avec à la clef 56 victimes, chiffre non exhaustif. Ce qui devrait être un happy end joyeux du «championnat Mamadi Doumbouya» s’est terminé par une hécatombe glaçante.

Un drame causé par l’indiscipline des supporters, lesquels ont contesté des décisions des arbitres juste avant le coup de sifflet final, ca qui engendra un désordre indescriptible, avec des jets de projectiles, et des répliques des forces de l’ordre par des lacrys, et forcément d’une peur-panique et ce drame. Une fuite éperdue par les différentes sorties ou plutôt la principale sortie, une sorte de sourcilière et obligatoirement des victimes. C’est le deuil et la consternation donc, depuis ce 1er décembre, dans cette région forestière de N’Zérékoré, où le sport-roi, le football qui est en principe source de cohésion, de rapprochement des populations, est ici en l’espèce motif de tristesse, de haine et de rancœurs.

Au-delà des gesticulations, de la frénésie et des accusations, qu’est-ce qui peut expliquer une telle tragédie ? A l’image de nombreux temples du football en Afrique, ce stade de N’Zérékoré comporte une seule porte selon certaines sources sans doute exigüe et d’autres petits «Exit» et au moindre mouvement de foule, on frise l’étouffement. La preuve, certains ont essayé d’escalader le mur du stade, d’autres de monter sur les autres…

Ensuite, on ne peut que flétrir ce hooliganisme qui ne dit pas son nom, lorsqu’à la moindre décision d’un arbitre, ce sont des supporters qui se piquent de faire dans la violence pour contester. Si ces gestes aux antipodes du fairplay, n’avaient pas là eu lieu à N’Zérékoré, on n’en serait pas à déplorer ces dizaines de victimes.

Pour le moment, c’est l’hôpital de N’Zérékoré qui n’en peut plus de recevoir ni les morts à la morgue, ni les blessés. Un hôpital d’ailleurs où on entre désormais avec parcimonie. La ville grouille d’hommes en tenue et les check-points sont nombreux. Le temps s’est suspendu dans cette ville où écoles, grand marché, commerces et boutiques restent fermés. On porte le deuil de ce match de football funeste.

Le gouvernement guinéen tout en présentant ses condoléances, dit mener rapidement des enquêtes circonstanciées et de situer les  responsabilités afin que de telles tragédies soient bannies des terrains de football en Guinée.

La REDACTION

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