1 policier tué dans un commissariat au Nord-Bénin : Ce septentrion qui rejoint petitement le Sahel !

1 policier tué dans un commissariat au Nord-Bénin : Ce septentrion qui rejoint petitement le Sahel !

Le Nord du Bénin, frontalier avec le Burkina est-il en passe d’être un petit Sahel où les terroristes se sanctuarisent petitement, mais inéluctablement ? En tout cas les multiples attaques qui y surviennent, les cibles et la répétition quasi-pavlovienne, soulèvent cette interrogation. Le 8 février 2022, 3 attaques au Nord avaient fait 9 Béninois tués dont un Français et 12 blessés, ce qui avait occasionné une dératisation des lieux par Barkhane qui avait neutralisé 40 terroristes.

Le 11 avril 2022, toujours au Nord du Bénin frontalier au Burkina, le GSIM tuait 5 soldats béninois, près du Parc de la Pendjari. Et voilà que deux semaines après, un policier béninois est tué dans un commissariat encore au Nord du Bénin, frontière burkinabè. Si ce dernier acte d’hier 26 avril n’est pas encore revendiqué, il prouve tout de même que cette région n’est plus paisible, qu’il y a un problème sécuritaire.

Certes, les alertes que les terroristes sont en train de descendre du Sahel vers les côtes sont régulières, et les ripostes aussi, mais tout comme au Sahel, ces terroristes ont commencé par des actes isolés, et même par du terroriste «exporté», puis, le prosélytisme aidant, ce sont des Burkinabè qui attaquent des Burkinabè, des Maliens qui tuent des Maliens, des Nigériens qui en font de même.

C’est pourquoi, sans avoir le cœur net, le Bénin se rapproche du Sahel, point de vue sécurité, un rapprochement dont il aurait souhaité s’en passer. Au Sahel on a débuté ainsi, avec de petites escarmouches, et nombreux étaient ceux qui pensaient que c’est un problème du Nord-Burkina, et Mali, puis la métastase s’est étendue dans plusieurs régions, et pour le cas du Burkina, des pans entiers du territoire sont occupés.

Au Bénin, on n’en est pas encore là, mais le terrorisme, du moins, ses bourgeons semblent bien être dans ce septentrion béninois, et seul un concours mutuel des pays voisins, en particulier avec le Burkina en matière militaire pourrait amoindrir le phénomène. Et pourquoi pas avec le concours de Barkhane et Takuba, qui se déploient au Niger et qui peuvent intervenir en cas de demande du Bénin ?

La REDACTION

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