10 manifestants anti-putsch tués au Soudan :  Les gardes-chiourmes  d’Al-Burhan de plus en  plus méchants

10 manifestants anti-putsch tués au Soudan : Les gardes-chiourmes  d’Al-Burhan de plus en  plus méchants

C’est la plus grande tuerie à Khartoum depuis le coup d’Etat du 29 octobre au Soudan. Hier 17 novembre, les militaires qui ont écarté les civils de la Transition, ont tiré à balles réelles sur les manifestants, tuant 10 d’entre eux. Des victimes qui viennent allonger le long chapelet de tués, depuis que le premier ministre Abdallah Hamdok et les ministres civils ont été arrêtés et embastillés.

Bien que le chef putschiste, Al-Burhan ait nommé un autre conseil souverain, ceux qui ont aidé à renverser El Béchir le 11 avril 2019, n’en démordent pas, il faut rétablir la Transition issue de cette révolution, d’autant que les mêmes militaires qui ont mis sur la touche les civils, sont de vieux compagnons du vieux satrape qui régenta le Soudan durant 30 ans.

Qu’importe, les cadavres s’amoncellent au Soudan, les militaires se braquent, deviennent violents chaque jour sans pour autant que le quotidien des Soudanais ne s’améliore. En 2019, ce fut des émeutes du pain qui, finalement ont emporté El-Béchir. Deux ans après, rien n’a pratiquement changé : la précarité est toujours là, la paupérisation gagne du terrain, et le pays privé de l’or noir qui se trouve maintenant au Sud, ne parvient plus à joindre les 2 bouts.

C’est un fait, le panier de la ménagère est trop léger, la santé, le travail pour les jeunes que demande l’Association des professionnels, ou tous ceux qui sont sortis il y a plus de 2 ans, et qui sont de nouveau dans la rue restent en suspens. Si on y ajoute l’insécurité ingérable, le Soudan demeure une cocotte-minute, quoique le général Al-Burhan demeure le maître du Soudan.

En expurgeant les civils de la Transition, ils veulent avoir les mains libres pour imposer un dirigisme politique, oubliant que c’est grâce au travail de sape de ces civils qu’ils ont pu renverser leur ex-mentor, El-Béchir.

Avec les 10 tués, et la «ruecratie» qui se noircit chaque jour de monde, on a 2 solutions :

Soit sous la poussée des puissances étrangères, les militaires lâchent du lest, et réaménagent pour satisfaire aux exigences des civils.

Soit Al-Burhan maintient ce statu quo et tant pis pour les desideratas des civils, et ce sera l’affrontement, la violence, des victimes et une déflagration du Soudan avec des effets collatéraux dans la région.

La REDACTION

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