11e conférence des présidents de l’APF : La question sécuritaire à l’ordre du jour

11e conférence des présidents de l’APF : La question sécuritaire à l’ordre du jour

La 11e conférence des présidents d’assemblées et de sections de la région d’Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) s’est ouverte le vendredi 26 avril 2019 à Ouagadougou. C’est une instance d’échanges et de partage sur des questions d’intérêt majeur au sein de l’espace francophone. Au cours de cette conférence, des questions importantes telles que la situation sécuritaire au Sahel, l’intégration régionale et l’épineuse question de l’état civil.

Après Lomé le 15 mars 2018, cap a été mis sur Ouagadougou pour la 11e conférence des présidents d’assemblées et de sections de la région d’Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). En effet, l’espace francophone offre un cadre de rencontres, d’opportunités et d’enrichissement mutuel. Par ailleurs, la problématique sécuritaire au Sahel est inscrite en trait de lumière à l’ordre du jour de cette 11e conférence. «Depuis quelques temps, certains de nos Etats sont confrontés au terrorisme, au crime organisé transfrontalier et au trafic d’êtres humains sans précédent dans leur histoire», laisse entendre Bala Alassane Sakandé, président de l’Assemblée nationale (PAN) burkinabè. A l’entendre, la thématique répond à des préoccupations qui interpellent tous les représentants des populations sur la nécessité d’un renforcement urgent et impératif de la coopération et de la solidarité entre les Etats membres face aux défis communautaires. «Si les uns en sont épargnés, les autres, comme le mien, sont durement éprouvés affectant ainsi l’ensemble de l’idéal francophone. Le péril est communautaire, la riposte doit être communautaire et notre organisation l’a si bien compris», a ajouté le PAN. L’autre fléau à l’en croire, qui est certes insidieux au point d’être une cause orpheline, mais non moins dramatique est la situation de l’état civil en Afrique. «Non déclarés à leur naissance, donc ignorés des registres de l’état civil, des millions de jeunes africains, appelés «enfants fantômes» ou «enfants invisibles» sont tout simplement condamnés à vivre à l’apatridie et à l’exclusion sociale», a déploré Bala Alassane Sakandé. Ce dernier souligne dans son propos que cet horreur qui pend le nez a bien une solution car selon lui, des moyens simples existent pour y remédier, «ce n’est ni plus ni moins qu’une incongruité d’où prospèrent l’extrémisme violent, le terrorisme, le chômage et la pauvreté de masse». Avant de clore son propos, le PAN a formulé le vœu qu’une autre initiative, voulue par l’APF, pensée par l’APF, portée par l’APF et exécutée par l’APF, voie le jour dans les meilleurs délais. «Cet engagement commun, que l’on pourrait appeler « décennie de l’état civil en Afrique francophone» et soutenu par nos partenaires, traduira notre volonté manifeste de faire de chaque enfant qui nait dans notre espace un homme qu’on gagne, pour paraphraser Victor Hugo», foi de M. Sakandé. Même son de cloche chez, Jean Max Rakotomanondjy, président de l’Assemblée nationale malgache, et président de la présente conférence : «Les points inscrits à l’ordre du jour à savoir : la problématique sécuritaire dans le Sahel, l’intégration régionale et la question de l’état civil sont très importants dans l’édification d’un espace francophone porteur de développement et l’attachement aux valeurs qui doivent constituer notre identité».

Omar SALIA

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