159 sièges sur 400 pour l’ANC aux législatives : La nation arc-en-ciel sanctionne le mythique parti pour son impéritie !

159 sièges sur 400 pour l’ANC aux législatives : La nation arc-en-ciel sanctionne le mythique parti pour son impéritie !

La Nation arc-en-ciel opte pour une compliquée gouvernance communautaire au vu des résultats des législatives proclamés hier par l’Administration électorale à Jo burg ! Les sondages pour une fois, avaient vu juste en Afrique du Sud.

Beaucoup d’entre eux, donnaient une déconvenue de l’ANC, le parti de Nelson Mandela qui dirige le pays depuis 1994. Bingo ! Hier dimanche, avec les dépouillements, le parti des ex-guérilleros anti-apartheid n’a pas obtenu la majorité absolue, laquelle majorité lui aurait permis de désigner le président de la République, en l’occurrence Cyril Ramaphosa en toute quiétude. Alors qu’avec cette configuration électorale (40%), il va falloir des alliances à l’ANC.

C’est à un vote-sanction auquel on a assisté, les 27 millions de Sud-Africains ont fait un pied de nez à la gouvernance de l’ANC. 159 sièges sur 400 pour l’ANC, le Mk de Zuma avec 49 députés. Dans les 9 provinces du pays, l’ANC a reculé partout.

D’abord, dans le Kwazulu Natal où l’ex-président Jacob Zuma, avec son MK a sérieusement taillé dans le vivier de l’ANC, un Jacob Zuma qui savoure sa revanche à l’égard de Ramaphosa et de l’ANC qui l’ont cannibalisé politiquement pour des turpitudes dont il n’est pas le seul à en commettre. L’ex-Zulu boy qui conteste d’ailleurs son score, a été  aux abonnés absent à la proclamation des résultats et veut bien faire alliance avec l’ANC, mais pas avec Ramaphosa au-devant ! Le parti démocratique qui s’est imposé dans le Cap occidental reste campé sur sa position : pas d’alliance avec l’ANC.

Et enfin, les Bérets rouges (EFF) de l’ex-enfant terrible de l’ANC, Julius Malema réclament la caisse de l’Etat (ministère des Finances) et le perchoir, pas moins avant de s’allier à l’ANC !

C’est dire que si la Nation arc-en-ciel a opté pour une gouvernance unioniste, pour ne pas dire colorée, son opérationnalisation s’avère au regard des résultats et des prétentions, compliquée.

Ces législatives exhalent aussi une odeur de ras-le-bol d’un parti historique l’ANC, lequel après 3 décennies aux rênes du pays, n’est pas parvenu à satisfaire les besoins fondamentaux des Sud-Africains : le quotidien de la vie s’est détérioré, l’accès à l’eau potable pour la majorité demeure une arlésienne, les délestages d’électricité font que le courant s’est invité dans les isoloirs, la criminalité reste une donnée prégnante !

Les électeurs ont voulu punir l’ANC, même s’il est toujours possible à Cyril Ramaphosa par diverses acrobaties des durs compromis frisant les compromissions avant de se faire reélire !. A moins qu’il ne démissionne… Difficile posture pour lui qui est conscient de sa situation même s’il paraissait très détendu hier lors de son discours et qui sait que l’Afrique du Sud amorce un tournant majeur de son historie «victoire de la démocratie, du peuple», affirme-t-il.

N’empêche que ce coup de semonce électoral pourrait annoncer, le début du déclin de cette formation mythique et il n’est pas sûr qu’aux prochaines députations, elle ne perde carrément le pouvoir.

La REDACTION

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