1er tour Présidentielle en Tunisie : Karaoui # Kaïs les 2  duellistes du second tour ?

1er tour Présidentielle en Tunisie : Karaoui # Kaïs les 2  duellistes du second tour ?

Quel président, le corps électoral tunisien (7 millions d’inscrits)  a-t-il voté hier 15 septembre, dans cette présidentielle post-BCE, ouverte ? Qui des 24 sur les 26 postulants du palais de Carthage (2 s’étant désisté in extremis) sera oint par les 13 000 bureaux de vote ?

Nul ne le sait et d’ailleurs en Tunisie comme ailleurs personne ne se hasarde à des pronostics pour plusieurs raisons :

Malgré l’introduction des débats télévisés, une première en Tunisie les candidats qui ont brillé par leur prestation terne ferme, la campagne électorale a volé au ras des pâquerettes, car la classe politique n’a plus la cote auprès des populations, surtout des jeunes, qui  constituent pourtant 63% des votants, les projets de société amphigouriques sans oublier le situationnisme avec des allers et venues d’un parti à l’autre et carrure politique et l’absence d’un programme politique cohérent toutes choses qui ont achevé de blaser bon nombre de tunisiens.

Le temps des timoniers étant révolu, aucune tête à la petite exception de Nabil Karaoui, dopée par son embastillement, aucun des candidats ne peut prétendre l’emporter au 1er tour, ni même faire le plein de voix avoisinant la majorité plus 1. S’achemine t-on vers un duel entre le prisonnier-candidat Nabil Karaoui contre le professeur en droit Kaïs Saïed ? Fini en tout cas le temps où même avant les résultats, l’identité du candidat était connue.

Si donc hier dans la matinée, ce sont les séniors qui faisaient la queue devant les bureaux de vote, les jeunes ne sont pas allés à la pêche, mais ne se sont pas bousculés devant les urnes eu égard à la kyrielle de candidats et à la chaleur, ils sont aussi déçus par la simple raison que depuis la révolution de Jasmin en 2011 «leur révolution», rien n’a fondamentalement changé dans leur quotidien. Certes, le pater familia politique BCE a pu sauver la démocratie, mais pour le reste : boulot, santé, éducation, les chantiers restent titanesques.

Seul brouillonnait le marigot politique, que venaient casser des assassinats politiques ou des attentats terroristes, mais pour l’avènement d’une Tunisie post-Ben Ali, meilleure, il faudra repasser. Un état de fait, que certains regrettent un peu la période du RCD du raïs Ben Ali, et face à cette présidentielle, les Tunisiens semblent souffrir quasiment du syndrome de Stockholm. Chacun dit qu’il «s’en fout», mais y pense, en parle à tout bout des champs. Donc est intéressé !

Le taux de participation avoisinera les 45% ?

La jeunesse qui pousse, pousse pour un changement meilleur, fera-t-elle la différence pour ce coup-ci, au second tour notamment ? Ce sera qui contre qui ?

La nouvelle Tunisie que les révolutionnaires de 2011 appellent de leurs vœux et on espère appelleront de leurs votes sera-t-elle pour cette élection ?

On le saura avec la publication par l’ISIE des résultats et l’identité des 2 ultimes duellistes qui s’affronteront d’avant le 6 octobre prochain.

Sam Chris

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