2 soldats tués à Tanguiéta (Bénin) : après les maillons faibles, les côtes en alerte

2 soldats tués à Tanguiéta (Bénin) : après les maillons faibles, les côtes en alerte

Il n’y a plus de doute. Ce sont des signes qui ne trompent pas, l’hydre terroriste qui tente depuis quelques mois de pénétrer dans les pays côtiers s’y emploie au fur et à mesure que les jours passent. Après les deux premières alertes à Porga, le Bénin est de nouveau endeuillé. Selon plusieurs sources, deux soldats béninois ont été tués dans la matinée du jeudi 6 janvier 2022 après que leur véhicule a sauté sur une mine artisanale.

L’attaque a eu lieu dans le Nord-ouest du Bénin, près de la frontière avec le Burkina Faso. Selon une source sécuritaire, le premier soldat est mort dans l’explosion et le second aurait succombé après son évacuation. Rien n’a été dit sur d’éventuels blessés. Cet incident de plus, localisé dans le Nord-Ouest du Bénin est un nouveau coup de semonce pour le pays de Patrice Talon. Les voyants étaient déjà au rouge et l’armée béninoise en alerte depuis quelques mois après les renseignements ont signalé des incursions d’individus armés non identifiés comme on les surnomment dans les pays du Sahel tels que le Mali, le Burkina Faso et le Niger avaient pris les devants en se déployant dans cette zone. C’est donc le signe que le combat contre ces hommes sans foi ni loi s’annonce âpre et longue. La menace n’est pas nouvelle. Depuis 2019, le Nord du Bénin, bordé par des zones forestières denses et difficiles d’accès, voit se multiplier les incursions d’hommes armés, conséquence directe de l’expansion des groupes terroristes dans les Etats voisins : dans l’Est du Burkina Faso et dans le Sud du Niger.

Si jusque-là, les choses n’ont pas encore pris une forme sévère et aigüe comme c’est le cas pour ces voisins du Bénin, il faut néanmoins s’inquiéter car ces incursions répétées montrent que ces «fous de Dieu» guignent sérieusement les côtes mais surtout le Golfe de Guinée. C’est donc une nouvelle alerte qui vient d’être donnée. Et il sied que les autorités se montrent réactives et très alertes vis-à-vis de la menace terroriste. Les louvoiements et hésitations, mais surtout la stratégie du bouc émissaire, dont certains de ses voisins se sont rendus coupables dès le début des attaques terroristes devront donc inspirer les sécurocrates béninois à saisir le taureau par les cornes en faisant un travail de fourmi et d’infiltration pour étouffer le danger dans l’œuf.

 La rédaction

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