22e Journée nationale de la liberté de la presse : le journalisme à l’épreuve de l’éthique et de la déontologie en période électorale

22e Journée nationale de la liberté de la presse : le journalisme à l’épreuve de l’éthique et de la déontologie en période électorale

Le Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) a commémoré hier mardi 20 octobre 2020, la Journée nationale de la liberté de la presse sur le thème : «Le journalisme à l’épreuve de l’éthique et de la déontologie en période électorale». Cette 22e édition de la commémoration de la liberté de la presse a connu la présence de plusieurs personnalités du monde des médias. Par ailleurs il a été question à l’issue de la cérémonie d’ouverture d’un panel-débats animé par le Pr Serge Théophile Balima, Ousséni Ilboudo, directeur des rédactions de l’Observateur Paalga, Jean Emmanuel Ouédraogo, rédacteur en chef de la RTB, et Abdoulazize Bamogo, vice-président du Conseil supérieur de la communication (CSC). La thématique de cette année est d’actualité avec la tenue des élections présidentielle et législatives du 22 novembre 2020 et la campagne électorale qui précéder cette échéance. Le Burkina Faso compte à ce jour, plus de 260 médias, toutes catégories confondues dont plus de 70 titres de presse. Par rapport à  cela, leur importance, en cette période électorale, en termes d’éducation des électeurs et électrices, de veille sur le processus électoral dans son ensemble, de bonne conduite du débat contradictoire, de gestion de la désinformation, de prévention des violences, n’est plus à démontrer. Selon le classement mondial de Reporter sans frontières (RSF), édition 2020, de la liberté de la presse, rendu public le lundi 20 avril 2020, le Burkina Faso se classe à la 38e  place, sur un total de 180 pays au monde et 5e en Afrique.

Notre pays perd 2 places par rapport à 2019, mais reste classé «parmi les réussites du continent africain en matière de liberté de la presse, avec un paysage médiatique dynamique, professionnel et pluraliste», selon RSF. D’après le Pr Serge Théophile Balima, nombreux sont les facteurs susceptibles de fragiliser ce potentiel des médias. Pour réduire ces facteurs, le degré d’engagement des professionnels à respecter les principes d’éthique et de déontologie est déterminant.

Cet élément est sous-tendu par la capacité à collecter, traiter et diffuser une information de qualité, à assurer l’équilibre de l’information et l’accès équitable des acteurs. «La capacité à garantir des débats contradictoires respectant les codes de bonne conduite et les valeurs de paix et de cohésion sociale, avant, pendant, à l’issue de la campagne électorale et des élections, constitue une condition fondamentale pour assurer des élections apaisées. C’est aussi une des conditions garantissant la sécurité pour les journalistes dans l’exercice de leur profession», a-t- il précisé.

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