3 attaques au centre du Mali, 12 soldats tués : Le sanglant «Merci pour hier» des terroristes

3 attaques au centre du Mali, 12 soldats tués : Le sanglant «Merci pour hier» des terroristes

La morale de la tuerie de Sokoura tient du fabuliste, la tortue qui transportait le scorpion sur son dos, pour traverser une rivière et lui éviter le naufrage, n’a pas pu empêcher ce dernier de lui darder par 2 fois le coup ! On ne naît pas terroriste, on le dévient.

Moins d’une semaine après l’échange de 206 terroristes contre 4 otages au Mali dont l’humanitaire française Sophie Pétronin, et le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé, les terroristes ont frappé encore le Mali par 3 fois : d’abord au Centre du pays, frontalier avec le Burkina Faso, l’attaque d’un convoi militaire étalait 9 des FAMA dans la commune de Sokoura. Alors que la rescousse arrivait, guet-apens, et 3 militaires tués, et enfin entre Bandiagara et Bankass, un bus de transport était la cible d’assaillants, qui ont fait 3 victimes. «C’est leur merci pour hier» comme dirait le Malien tartempion. Et avec componctions ! Ça commence donc, encore que ça n’a jamais cessé au Mali, ces attaques terroristes ou djihadistes, chacun choisit la terminologie qui lui convient. Ça revient ces attaques-éclair ou à l’arme lourde d’assaillants surgis de nulle part, à califourchon sur des motos, ou dans des véhicules, qui font des dégâts humains et matériels avant de s’évanouir dans la nature, ou au pire des cas subir quelques escarmouches des forces de défense. Evidemment, ces attaques de la position militaire de Sokoura, tombent très mal, car survenant à quelques jours de l’élargissement de grands terroristes.

En effet, quel métier peuvent faire ces noms liés à ces activités terroristes, que de reprendre leur boulot habituel ? Que veut-on que des terroristes dont les noms sont liés au Radisson Blu de Bamako, Grand Bassam à Abidjan, Cappuccino à Ouaga, que veut-on qu’ils fassent, sinon que de continuer cette activité abjecte et ces commerces crapuleux que sont les tueries, les enlèvements d’otages, et les rançons marchandées.

Alors que la polémique n’est même pas encore tombée, des katibas il en existe une foultitude maintenant, des katibas donc viennent de rappeler que le terrorisme se poursuit au Mali et au Sahel. Ces attaques mortelles de militaires maculent l’image d’une junte et d’une Transition qui auront réussi à faire libérer des otages contre des terroristes. La rançon du sang dirait-on.

Finie la trêve putschiste, évanouie la croyance que la présence de la CMA (2 ministres) dans le gouvernement transitionnel, suffirait à bémoliser des attaques devenues une activité à temps plein pour une catégorie de personnes. Ecartée l’idée que l’heure de la réconstruction du Mali a sonné, pas pour tout le monde en tout cas ! On comprend dès lors la colère, la circonspection voire le silence réprobateur des uns et des autres face à ce troc d’il y a une semaine, dont les conséquences pourraient anihiler le tort qu’on a voulu réparer. Si le «festin» organisé à l’occasion du retour des enfants prodiges qui aurait été  célébré, la nuit de la libération de Mimi Ould Bouba et Fawaz Ould Ahmed quelque part, sous le ciel festonné de Tessalit, si cette festivité est avérée, il ne faut donc pas s’étonner de ce qui s’est passé, dans la nuit de lundi à mardi dernier, et qui va encore se répéter ailleurs. Les terroristes que ce soit un territoire qu’ils revendiquent, une santé financière, des armes qu’ils veulent se procurer, n’ont plus d’autre job que ça et il sera illusoire et puérile de croire que du jour au lendemain au détour d’un échange de prisonniers, ces activités mafieuses au Sahel cesseraient.

On comprend dès lors l’ire de cet officier français et bien d’autres soldats des FAMA, et probablement de Barkhane, et on comprend davantage, les mics-macs qui ont préludé à la libération des 2 grands noms du terrorisme qui ont fait couler le sang au Mali, au Burkina et en Côte d’ivoire. Les Américains étaient contre à cause de son ressortissant tué sur l’Avenue Kwamé N’Krumah à Ouaga mais il y a bien d’autres personnes qui n’ont pas épousé ces trocs. Eau au moulin de ceux qui croient, que les terroristes ne comprennent que le langage de la canonnière, cette attaque de l’après-échange achève de convaincre que même si négociation il y a, il faut aussi que la poudre soit brûlée au Sahel. Offrir le doigt et l’on voudra tout le bras voire tout le corps. C’est la devise qui convient à ces terroristes. À l’évidence, ils ne croient qu’à la guerre, au «blé », à la médiatisation de leur acte, c’est leur kérosène. Pour eux, il n’y a pas de moment où il faut savoir arrêter une guerre même asymétrique. Les armées du Sahel et Barkhane n’ont pas le choix : la bataille contre le terrorisme continue.

La REDACTION

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