3 gendarmes et 5 VDP tués à Tanwalbougou   : vite, il faut desserrer l’étau qui revient !

3 gendarmes et 5 VDP tués à Tanwalbougou   : vite, il faut desserrer l’étau qui revient !

Et on reparle de Tanwalbougou, localité située à une cinquantaine de kilomètres de Fada N’Gourma. De façon funeste ! Dans la soirée du lundi 5 avril 2021, au moins trois gendarmes et cinq Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été tués dans l’attaque de leur convoi par des hommes armés non identifiés.

Selon plusieurs sources, il s’agit d’une unité mixte composée de gendarmes et de VDP qui a été la cible de cette attaque à Tanwalbougou (région de l’Est). Le bilan provisoire fait état de 3 gendarmes et de 5 volontaires pour la défense de la patrie tués. L’attaque a aussi fait plusieurs blessés qui ont été immédiatement pris en charge au Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma.

Les sources locales font état d’un même mode opératoire suranné, mais toujours aussi mortelle : des hommes à motos surgissent, font feu sur le convoi, tuent et de dispersent comme par enchantement. Les 8 suppliciés de Tanwalbougou du 5 avril ont encore été victimes de cette façon d’agir des assaillants.

Depuis l’année 2019, la Brigade de gendarmerie de Tanwalbougou a essuyé de nombreuses attaques.  Selon un décompte non officiel, six attaques ont visé cette brigade, laquelle brigade a été en 2019 au cœur de la polémique au sujet du décès de détenus. Morts asphyxiés ou par balles ? A l’époque, la controverse n’a pas pu situer les Burkinabè sur la réalité des faits tant elle était racontée de façon contradictoire.

A la version de la gendarmerie qui table sur une mort en cellule des 12 détenus, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) avait opposé une version contraire. Pour ce mouvement né au lendemain du drame de Yirgou, les 12 détenus ont été exécutés. «Les corps en putréfaction qui ont été acheminés à la morgue de Fada ont été torturés. Et chaque victime avait une balle dans le crâne. Donc c’est dur de croire que c’est par suffocation que ces personnes sont décédées», avait déclaré Daouda Diallo, secrétaire général du CISC.

L’enquête du parquet diligentée quelques jours plus tard avait pourtant conclu à une mort en cellule des détenus. Mais au-delà des itératifs coups contre ce casernement de pandores, c’est encore l’Est du Burkina Faso qui est touché. Bien qu’il y ait eu une relative accalmie, fruit de négociations non officielles après l’opération Otapuanu, mais aussi de l’aguerrissement des Forces de défense et de sécurité (FDS), des pans entiers de cette région restent sous serres terroristes et bandits de grands chemins.

Des efforts qui doivent être poursuivis et conjugués avec l’élan de réconciliation entamé car ces attaques pourraient être aussi les résultats des prurits communautaires très prononcés dans cette partie du Burkina. Tanwalbougou, si l’on n’y prend garde pourrait devenir à ce rythme Toéni ou Nassoumbou en 2019. Et il y a lieu de redoubler d’entregent.

La rédaction

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