3e refus donc de voter la Loi de finance rectificative 2026 au Sénégal par l’Assemblée nationale. Ni l’optimisme du Premier ministre Al Aminou Lô qui en appelait au bon sens des députés et pas à la » surrenchère » ni l’opiniâtreté du grand argentier Cheikh Diba n’ont eu raison de la volonté de l’hémicycle de rejeter le projet de loi numéro 40/2026 portant Loi de finance rectificative 2026.
La commission des finances de l’hémicycle n’a donc pas bougé d’un iota ce 3 novembre 2026 après les refus des 23 et 30 octobre dernier. Depuis le 18 septembre courant donc, cette LFR est ballottée entre l’exécutif et le législatif pour trancher sur les 5848,7 milliards de recettes en deçà des 6188,8 milliards de départ et les 7583,9 milliards de dépenses contre 7433,9 milliards initiaux soit 7,6 % du PIB. La mouture initiale tablait sur des ajustements sur lesquels ne s’entendent pas l’exécutif et le législatif disons les deputés majoritaires du Pastef. .
Ce rejet intervient alors qu’il faut cette » politique chiffrée » du gouvernement pour pouvoir avoir l’avis de non-objection du FMI sur les 2,2 milliards de dollars signés pour gérer la « dette cachée. »
Cette guerre ouverte par vote de budget interposé entre législatif et l’exécutif met en lumière l’éloignement entre Faye et Sonko lesquels ne font même plus semblant d’armistice encore moins de paix des braves. Cette fin de non-recevoir, la 3e intervient egalement alors que retentissent les flonflons des JOJ 2026 depuis Diamniadio, Dakar et Saly.
Pour dire que même ce rendez- vous mondial sportif le premier en Afrique n’a pas tempéré les ardeurs des uns et des autres notamment des députés du Pastef qui maintiennent mordicus qu’ils ne donneront pas leur feu vert à cette LFR en l’état pas en tout cas tant qu’on n’aura pas élagué de nombreux alinéas relatifs à des dépenses et à des recettes.
Point de trêve olympique donc entre l’exécutif et le législatif dont les 2 têtes et ex-alliés, le président Faye et l’occupant du perchoir Sonko continuent à se savonner la planche rivés qu’ils sont sur les elections territoriales de 2027 et surtout la présidentielle de 2029 à laquelle chacun des deux duelistes pense chaque matin en se rasant. Une posture politique qui fait beaucoup de mal au Sénégal et il est à se demander jusqu’à quand le chef de l’État tiendra avant de dégainer l’article 68 de la constitution qui lui permettra de mettre le Budget en place ?
Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana


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