3e station du chemin de croix du CLC :   Kabila et ses séides n’ont plus peur de Dieu

3e station du chemin de croix du CLC : Kabila et ses séides n’ont plus peur de Dieu

Hier 25 février 2018, les ouailles du Comité laïc de coordination (CLC), mouvement reconnu par l’Eglise congolaise, ont encore marché, là où ils le peuvent, pour taper dans le tympan de Joseph Kabila qu’il sache, qu’il est depuis le 19 décembre 2016, un président illégal et illégitime, et surtout qu’il lui faut respecter l’Accord de la Saint-Sylvestre, qu’il a déjà froissé à moitié. Bref, les brebis de plusieurs paroisses ont encore manifesté pour qu’enfin la RD Congo puisse goûter aux délices de l’alternance, ce changement au sommet de l’Etat par les urnes, que le pays n’a jamais connu.

Hier également, hélas comme à l’accoutumée, les securocrates, porte-flingues, et autres zélateurs armés de Kabila, ont usé de la canonnière pour mâter tout ce monde séditieux qui veut faire tomber le locataire du palais de la Nation. Hier enfin, après les répressions sanglantes du 31 décembre 2017, et du 21 février 2018, c’était la  3e station du long chemin de croix des fidèles de Monseigneur Monsengwo et partant du pontife romain, car inutile se voiler la face, le départ de Kabila ne se fera pas par les urnes, car on ne s’assoit pas sur un accord consensuel, celui du 31 décembre 2016 en ayant de bonnes intentions, on n’use pas de pirouette pour obtenir un ‘’glissement’’, pour quitter le pouvoir, et enfin on n’amoncelle pas des cadavres pour penser à une vie après la présidence. Ce dimanche 25 février 2018, les cheick-points, les matraquages, les gazages au lacry et les tirs de fusils dans les paroisses Saint Benoît, Saint Augustin, Saint Laurent, Saint Michel, Saint François de Salles à Kinshasa et celles de Saint Pierre et Paul, du Christ-Roi de Kisangani, qui ont fait des blessés et sûrement des morts, sur lesquels, le gouvernement fera une polémique aussi éhontée qu’indécente, tous ces évènements tragiques montrent un seul chemin : le petit dictateur du Congo, est en train de tirer son pays vers le fond. A un mois de la solennité des solennités, la fête Pascale, c’est une répétition du Golgotha du peuple congolais que vivent les fidèles catholiques. Une réalité qui dépasse Kinshasa Makambo la fiction documentaire de Dieudonné Hamadi, dont la trame du film rejoint ceux du congologue Thierry Michel. En effet, les trois héros de cette fresque fictive ayant pour théâtre le Congo, mais qui concerne toute l’Afrique, en particulier où le continent a mal en son alternance ou en ses dirigeants partisans du pouvoir à vie, ces trois activistes qui caractérisent le peuple congolais, voir les brebis catholiques, et qui s’opposent au 3ème mandat indu, de Kabila et à ses velléités mobutuesques, nous ramènent à ces itératives journées de lutte des Congolais contre un dirigeant qui veut les gouverner contre leur gré.

Mais Kabila, et ses sbires qui n’ont pas de Dieu, c’est le moins de le dire quand, on rentre dans des Eglises, on bastonne les fidèles, on arrête des prêtres et des chérubins, quand on fait tout cela, a-t-on vraiment peur de Dieu ? Comme dit l’adage, celui qui brûle les cimetières, n’a nullement peur des cris des fantômes. Reste à savoir de ce ‘’ting-tang’’ qui aura le dernier mot. 

Sam Chris

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