4e Congrès sur la miséricorde divine : Yagma a vécu dans la ferveur l’évènement

4e Congrès sur la miséricorde divine : Yagma a vécu dans la ferveur l’évènement

Au terme de près d’une semaine de concertations, et de prières, les participants à la 4e édition du Congrès panafricain sur la miséricorde divine se sont retrouvés le dimanche 24 novembre 2019, au sanctuaire mariale Notre Dame de Yagma pour une célébration eucharistique.

Cette célébration qui constituait l’acte final de ce congrès marquait également la solennité du Christ Roi de l’univers. Cérémonie de recueillement et de prières par excellence, l’occasion a été saisie par les milliers de fidèles qui ont convergé vers le sanctuaire pour adresser à la miséricorde divine les intentions de prières et lui confier les conclusions et résolutions de cette édition du Congrès.

Au total, 1547 intentions ont été formulées lors de cette messe de clôture. C’est l’archevêque métropolitain de Bangui, le Cardinal Dieudonné Nzapalinga qui a présidé cette célébration eucharistique. Dès l’entame de sa célébration, l’archevêque de Bangui, a salué la mobilisation des participants à ce congrès. «Aujourd’hui à Yagma, l’assemblée est plus innombrable que jamais ; échantillon de la promesse faite par Dieu à Abraham, que sa descendance sera plus nombreuse que les étoiles du ciel», s’est-il-félicité.

A la suite de l’Evangile (tiré de la passion du Christ selon Saint Luc) et saisissant l’occasion de son homélie, il a invité les fidèles chrétiens à adopter et intégrer l’humilité dans leurs habitudes quotidiennes. «Sa royauté est service, don de soi par amour, libération et don de salut. Au calvaire, cette royauté s’exprime dans toute sa plénitude, c’est l’amour qui se donne jusqu’à la dernière goutte de sang, l’amour qui pardonne à ses bourreaux, qui sauve tous les hommes. Sur la croix, le Seigneur nous montre qu’il n’est pas un roi dont la mission est de garantir seulement le bien-être terrestre, la prospérité matérielle et de faire échapper aux souffrances inhérentes à la vie humaine. Sa mission est de nous garantir la vraie vie en nous sauvant de l’éloignement de Dieu», a-t-il indiqué.

Pour lui, le monde de paix, de justice et d’égalité où il fait bon vivre est le fruit d’une bonne gouvernance. «Le Christ le dit à moi (autorités politique, militaire, civile, religieuse et coutumière) que pour être berger du peuple selon son cœur, il ne faut pas que je collabore seulement avec mon ethnie, ma religion, mon parti, (..). Il me dit que son royaume que je suis appelé à établir exige un dépassement qualitatif à savoir le choix de l’altérité car la parole de Dieu m’envoie toujours vers l’autre qui est certes différent de moi, mais qui tout autant riche de Dieu, de savoirs et de talents», a-t-il confié.

A l’endroit des populations, il a déclaré que  les efforts pour l’édification d’une nation  prospère et paisible ne reviennent pas uniquement aux tenants du pouvoir, mais l’affaire de tous. «Quand je me laisse manipuler par les industriels et les entrepreneurs de la guerre pour tuer, détruire ma région ou mon pays avec des armes et des explosifs, je n’aime pas Dieu, je n’aime pas mon prochain et finalement, moi-même. Tous ceux qui sont tués sont les membres du corps du christ», a conseillé le prélat.

Pour conclure, il a exhorté tout un chacun à faire de la recherche de la paix et de la cohésion son cheval de bataille pour un monde plus juste et débarrassé des germes de conflit.

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