50 terroristes neutralisés au Nord-Ouest et Sud-Ouest du Burkina : Songer à l’impératif du  service après-vente !

50 terroristes neutralisés au Nord-Ouest et Sud-Ouest du Burkina : Songer à l’impératif du  service après-vente !

Bonne nouvelle de cette guerre indiscriminée qui a cours au Burkina Faso depuis 2015 : les FDS et VDP ont neutralisé, jargon militaire pour dire tuer 50 terroristes, au cours de 2 équipées de dératisation le 9 mai 2022.

Dans les basfonds de cette Boucle du Mouhoun dont Toéni, une des localités est le souffre-douleur des terroristes, dans cette Boucle du Mouhoun, c’est à une réplique du Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI) campé à Barani combinée à celle d’une dizaine de personnes que supervisent des hélicoptères de l’armée de l’air, qu’on doit une telle contre-offensive payante qui aura permis d’étaler 40 terroristes à Barakuy (province de la Kossi), de saisir du matériel roulant et de desserrer un tant soit peu le corset d’insécurité qui étreigne cette région.

A l’autre bout du territoire, dans la province du Poni (Sud-Ouest) le 22e Régiment d’infanterie commando de Gaoua, qui n’avait pas non plus le fusil au pied a déboité dans la zone de Djigouê, appuyé par des VDP pour mettre hors d’état de nuire 10 autres terroristes, et de saisir du matériel roulant et des moyens de communication. Dans l’une comme dans l’autre opération, les FDS déplorent quelques blessés et pas de perte en vie humaine, selon l’état-major des armées, dont le patron David Kabré, a profité pour complimenter les éléments pour cette action salubrité sécuritaire.

Deux actions, qui «calment le cœur» des Burkinabè mais, s’il faut se féliciter de ces réactions de nos FDS, il est un impératif, lequel s’il n’est pas satisfait condamne de telles batailles gagnées à un travail de Sisyphe : Assurer le service après-vente (SAV).

Otapuanu à l’Est, le 7 mars 2019, Koudanlgou 4 (avec la Côte d’Ivoire, Ghana …)  toutes ces opérations, étaient bien pensées et pertinentes et les résultats engrangés sont tout autant à prendre avec fierté. Mais que reste-t-il de ces après-opérations ? Que deviennent les localités libérées après le passage des FDS ? Ces villes, villages et «bled» sont-ils sécurisés de façon pérenne, après la débandade des terroristes ? Ou laisse-ton les populations qui revoient leurs bourreaux revenir quelques semaines ou mois plus tard ?

C’est dire que le service après-vente demeure le ventre mou des victoires remportées sur les terroristes. A quoi ça sert de «libérer» un village, pour le laisser à la merci des terroristes après.

Ce service après-vente est indispensable, mais tend même à être caduc dans certaines contrées sous coupe réglée djihadiste. Là, dans ces lieux, ces dits terroristes vivent au milieu des populations, partagent leurs quotidiens (fusils en bandoulière) et dictent leurs lois. Que faire en l’espèce ?

Le président Damiba qui a fait la promesse sinon le serment de réussir dans 5 mois à bouter ces terroristes hors de leurs sanctuaires qu’ils occupent, et à faire revenir les Personnes déplacées internes (PDI) a 3 mois et demi devant lui. Et s’il a aussi entamé le dialogue par comités locaux interposés, en même temps que la poudre continuera à tonner contre les enragés, il a sans doute mis 2 fers au feu. Mais le temps presse, le sablier temporel est devenu l’adversaire opiniâtre de Damiba, qui doit chercher des solutions complétives, car la saison hivernale est là, avec les travaux champêtres. Les PDI retrouveront-ils leurs champs libres, pour cultiver, sans la peur au ventre ? C’est sans doute le plus grand défi de sa vie, que Damiba a pris, et en tant qu’officier de l’armée, il en mesure la portée.

La REDACTION

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