6 gendarmes tués dans l’escorte d’un convoi de citernes de Boungou : Quand les terroristes veulent tarir les mines au Burkina

6 gendarmes tués dans l’escorte d’un convoi de citernes de Boungou : Quand les terroristes veulent tarir les mines au Burkina

Pour les dubitatifs qui voulaient rien moins qu’un indice pour croire que le terrorisme au Burkina veut tarir une des sources de revenus du pays, par des itératives attaques des sites miniers où leurs activités connexes, pour ces St Thomas, l’attaque de ce 12 septembre d’un convoi de citernes de la mine de Boungou, entre Matiachoali et Kantchari (Est) au Burkina laissant sur le carreau 6 gendarmes de cette escorte, constitue la preuve par le sang que c’est le cas et même au délà, c’est tout le Burkina qu’ils veulent étouffer financièrement et économiquement.

C’est du reste, la deuxième fois que cette société minière canadienne est frappée, car le 6 novembre 2019, 39 personnes de cette société avaient été tuées, c’était au cours d’un traquenard d’un convoi transportant les employés de la mine de Boungou. Le 31 août 2019, un convoi de la mine d’or d’Essakane, escorté par la gendarmerie a été attaqué, faisant plusieurs blessés.

Quant aux mines artisanales, c’est quasi quotidiennement qu’elles sont la cible d’assaillants. A Solhan, le 5 juin dernier, avant de procéder au massacre des 132 suppliciés, les attaquants s’en sont pris à une mine artisanale jouxtant le village de Solhan.

Il y a donc bel et bien  des objectifs à attaquer. Si ce ne sont pas des forces de l’ordre ou VDP, cibles de prédilection, ce sont des massacres de civils, ou à défaut des lieux ou le pays tire de grands dividendes financiers et économiques, en l’occurrence les mines. Car lorsqu’un investisseur injecte des milliards pour l’exploration, pareillement pour les infrastructures, dédommage les riverains, recrute du personnel, et commence à exploiter une mine, il veut rentrer dans ses fonds d’investissement, payer l’Etat burkinabè et faire des bénéfices. Mais le peut-il si l’insécurité est prégnante ? Quel personnel va se risquer à travailler dans un environnement non-sécurisé ?

Certes, l’Etat burkinabè a demandé depuis près de 2 ans aux compagnies minières de prendre des «dispositions spéciales pour le déplacement de ses employés». Autrement dit par hélicoptères ou lourdement escortés. Mais hormis la voie aérienne, les assaillants poussent la témérité jusqu’à attaquer même les convois escortés par des gendarmes ou militaires. C’est dire combien le danger est assez élevé, puisque même des escortes armés sont attaqués. Et les assaillants connaissent et l’itinéraire et où attaquer.

Seules des couvertures aériennes pourraient circonscrire de telles tragédies, et le Burkina en étoffant sa flotte de drones apporte une réponse à ce genre de situation. (Lire News page 3). Outre les aéronefs, ces engins utilisés depuis quelques temps dans le Sahel sont d’une grande utilité pour voir venir, fournir des renseignements et même attaquer l’ennemi. Si à cela s’ajoute à ce qu’on dit, des chiens renifleurs, qui seront des alliés indispensables pour détecter les mines, le Burkina est en progression dans cette guerre non conventionnelle, qui hélas depuis 5 ans endeuille le pays.

La REDACTION

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