C’est entre course à la succession d’Antonio Guterres, dont le mandat s’achève ce 31 décembre 2026, et l’introuvable réforme de l’ONU que s’ouvre cette 81e session, ce jour 22 septembre 2026 dans la maison de verre à New York. « Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations unies qui apportent des résultats pour tous. » Tel est le thème général de ce jamboree onusien. Le second bout de phrase intéresse l’Afrique, même si incidemment la présence de Macky Sall à la compétition pour le poste de secrétaire général de l’ONU est suivie peu ou prou sur le continent.
« Des Nations unies qui apportent des résultats pour tous. » D’abord, quels résultats et est-ce vraiment pour tout le monde ? En particulier, l’Afrique a-t-elle voix au chapitre à l’ONU ? Bien qu’elle se signale au détour de crises et de catastrophes sur le continent, l’ONU n’a plus bonne presse en Afrique . Intervenant insuffisamment ou trop tard, l’ONU est vue comme la chasse gardée du « P5″ les 5 puissants pays du monde avec le super pouvoir de véto qui régentent en fait l’ONU, héritée de la SDN en 1945 . Or, ces cinq superpuissances se disputent de nos jours leurs intérêts géostratégiques, pour ne pas dire leurs intérêts tout court en Afrique, devenue la grande arène de cette curée géopolitique: Russie, USA, France, Chine …et le multilatéralisme est en train de partir en eau de boudin.
La preuve de cette incrédulité face à la pertinence et à l’efficience de l’ONU, ce Sud Global dont l’Afrique qui veut une réforme de l’ONU avec même 2 places de membres permanents au Conseil de sécurité pour le continent ..
Le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte en 2005 estiment même une refonte structurelle de la fille de la SDN. Si on ajoute le fait que Donald Trump a crée son Conseil de paix le 15 janvier 2026 , l’Afrique doit à minima » se chercher » .
Cette 81e AG ne pourra donc pas accéder à toutes ses aspirations africaines. Il y aura des discours, des incantations, des promesses, mais pas grand-chose. Surtout après que les chefs d’État des grands pays, aient prononcé leur speech dans une salle pleine ,le reste des autres discours, y compris ceux de l’Afrique, le sont generalement devant un auditoire clairsemé. Ainsi se répète le rituel chaque fois à Turtle Bay à Manhattan.
Zowenmanogo Dieudonné Eoungrana


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