Abattue à Paris le 29 mars 1988, la représentante de l’anti-apartheid en France n’a jamais eu droit à une véritable justice. Un non-lieu prononcé …a tenu lieu de délibéré. Trois décennies
après, ses avocats, ses amis et surtout ses neveux demandent des comptes à la justice française et exigent la réouverture du dossier. S’appuyant sur la justice internationale
relative au droit d’Apartheid qui rend ce genre de crime imprescriptible, ses avocats veulent
donc un nouveau procès pour savoir les commanditaires et les bras séculiers de l’assassinat
de cette égérie de l’Apartheid. Le procureur général de Paris accédera-t-il à cette demande
en rouvrant cette affaire ? Il y a deux ans, c’était une fin de non-recevoir qu’avaient essuyé
les avocats ? En tout cas, si par extraordinaire, il s’ouvrait, ce serait une histoire d’armes que
la France aurait vendu au régime ségrégationniste et sur laquelle enquêtait Dulcie
September qui reviendrait sous les feux de la rampe.Peut-être que Nelson Mandela aurait
désapprouvé lui qui a toujours préféré qu’on panse les plaies de l’Apartheid, qu’on fasse la
paix avec les ségrégationnistes. Mais l’homme pétri de justice, celui qui repose sur la colline
de Qunu, aurait acquiescé cette volonté de recherche de tous ceux qui approuvaient le
régime de développement séparé, mais qui agissaient dans l’ombre. Un grand fantôme Apartheid est en passe de faire son apparition. Pour solder certains comptes de cette
période noire de la nation Arc-en-ciel ?


COMMENTAIRES