La France a annoncé jeudi, par le biais du porte-parole adjoint du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Glenn Salic, qu’elle allait « réadapter » son dispositif diplomatique au Burkina Faso, quelques jours après la rupture des relations diplomatiques décidée par Ouagadougou.
Interrogé lors du point de presse hebdomadaire du Quai d’Orsay sur les conséquences concrètes de la rupture des relations diplomatiques avec le Burkina Faso, Glenn Salic a indiqué que Paris était en train d’adapter sa présence diplomatique dans le pays. « Nous allons réadapter notre dispositif sur place. Je ne suis pas en mesure d’en dire davantage aujourd’hui, mais nous serons certainement en mesure de communiquer prochainement », a-t-il déclaré.
Le porte-parole n’a pas précisé si cette réorganisation entraînerait la fermeture de l’ambassade de France à Ouagadougou ni évoqué le sort des personnels diplomatiques. Il a rappelé que la France avait « pris acte » de la décision des autorités burkinabè, tout en regrettant une mesure qu’elle considère comme « hostile et sans fondement ».
Questionné sur les accusations formulées par les autorités militaires burkinabè, selon lesquelles la France serait impliquée dans de récentes attaques terroristes au Burkina Faso, Glenn Salic les a catégoriquement rejetées. « Les allégations qui ont été rendues publiques sont complètement fausses », a-t-il affirmé. Le porte-parole a réitéré que la France condamnait « fermement toutes les attaques terroristes ainsi que les exactions commises à l’encontre des civils au Sahel ». Il a également rappelé que l’engagement militaire français dans la région avait été conduit « à la demande des autorités locales » et aux côtés des armées sahéliennes, avant le retrait des forces françaises à la suite des décisions souveraines des États concernés. « L’engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme à travers le monde est connu de tous », a-t-il déclaré, rendant hommage aux soldats français morts au Sahel.
Il a enfin assuré que Paris poursuivait sa coopération sécuritaire avec les États de la sous-région qui en expriment le souhait.


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