Le foot c’est le jeu, la passion et le plaisir, mais c’est aussi l’argent, beaucoup d’argent pour les joueurs, surtout les meilleurs, et également, pour les clubs et la FIFA, l’instance suprême du sport-roi. Et comme l’appétit vient en mangeant, ou comme l’évolution du foot va avec l’injection de cet argent, il faut en chercher. Est-ce cette idée qui a poussé Gianni Infantino à vouloir ouvrir des fenêtres voire des portes à des investisseurs privés à la FIFA ?
Permettre à de grandes sociétés forcément nanties voire à des personnalités milliardaires de prendre en quelque sorte des parts à la FIFA, voilà le projet que concoctait Infantino.
– Privatiser partiellement les activités commerciales de la FIFA par le regroupement de la gestion des droits télévisés, du sponsoring et de la billetterie de gigantesques compétitions telle la Coupe du monde au sein de la FIFA Forward Entreprise (FFE).
Levée de fonds massive
Déjà le Fonds américain Thrive Eternal appartenant à Joshua Kushner (frère du gendre de Trump) était en pole position…
C’est dire que la FIFA voulait renflouer davantage les caisses, et avec un objectif de 10 milliards de dollars de budgets à allouer aux 211 pays membres tout en augmentant leur dotation quadriennale de 8 millions à 20 millions et même plus.
Mais, il est aussi un autre objectif non avoué par la FIFA qui était de contrer sa mastodonte rivale l’UEFA détentrice des meilleurs clubs, de joueurs, et dont les compétitions durent des mois durant l’année.
Justement la charge de refus de cette initiative est venue de l’UEFA qui a menacé boycotter toutes les compétitions de la FIFA, et même la Coupe du monde ! ça va loin, autant dire qu’il fallait que Infantino abandonne fissa le projet FFE. Car, la FIFA sans l’UEFA, c’est une voiture sans carburant. Autant avouer donc que cet abandon d’investisseurs privés provoque la jubilation à l’UEFA laquelle a les moyens financiers et la matière première les joueurs pour paralyser la FIFA.
Qu’en est-il de son pendant africain la CAF ?
Pas impécunieuse soit mais moins pourvue en finances que l’UEFA, la CAF fait grise mine au sujet de ce rétropédalage du projet FFE car 20 à 40 millions de dollars de dotation pour chaque fédération mentor du continent, ça ne résout pas mal de problèmes. Surtout que ces fédérations africaines connaissent une autre difficulté insigne, le manque de sponsors. Voire la dotation de chaque membre passer de 8 millions habituels aux 20 et plus en chèque direct, c’est du concret et la CAF voit toute cette manne lui échapper.
C’est fini donc le projet FFE (?) et aussi les pubs insérées grâce aux « pauses fraicheurs » qui ont fait leur apparition au Mondial 2026 et à toutes les petites initiatives commerciales qui seraient apparues lors des grands jamborées sportifs de la FIFA l
Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana


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