Ne posez surtout pas la question dans cette guerre USA-Israël contre l’Iran : qui est le vainqueur et qui est le perdant ? Chacun revendique la victoire, mais c’est surtout le coût de cette guerre qui fait que les protagonistes veulent fumer le calumet de la paix.
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Donald Trump plastronne, car il aura réussi à faire signer l’accord de paix (numérique). Le papier le sera vendredi 19 juin en pays helvétique, en présence de JD Vance, vice-président des USA et… peut-être Trump en personne. Lequel a ordonné l’ouverture du Détroit d’Ormuz et au démantèlement d’une partie de l’uranium… Pour la fin du régime théocratique et l’écroulement du pouvoir des Mollahs et Pasdaran… il faudra repasser.
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Côté iranien, la mosaïque du pouvoir, ce système mis en place qui fait qu’on peut supprimer les différentes strates du régime jusqu’à la 5e, il tient. Les USA n’en ont fait que 2 ou 3. Les Iraniens ont obtenu la restitution du gel de leurs avoirs et 12 milliards seront crachés au bassin iranien avant le 19 juin. Les 440 à 480 kg d’uranium enrichi resteront, et mieux ou pire, l’Iran compte adhérer au Traité de non-prolifération des armes, ce qui lui permet d’enrichir son uranium jusqu’à 60 % ! L’Iran sort de cette guerre en s’imposant comme une puissance tutélaire au Moyen-Orient face aux monarchies persiques lesquelles ont modérément apprécié le parapluie américain.
Qu’en est-il de l’Afrique qui suit de loin cette situation incandescente depuis 109 jours ?
Bien que le prix des hydrocarbures n’ait pas augmenté de façon exponentielle, le continent ne peut que se réjouir de la perspective de cette fin des hostilités. Quoiqu’on dise, la sérénité dans le Détroit d’Ormuz apporte toujours un plus dans l’importation de certaines matières dont l’Afrique a besoin et à moindre coût, tel l’engrais !
L’inflation également observable dans plusieurs pays pourrait connaître une embellie, en particulier dans l’Est et le Sud de l’Afrique, les quels connaissent eux des perturbations en matière d’approvisionnement venant du Golfe. Sans oublier la pression financière due à la dollarisation plus exacerbée des transactions financières. Certaines via les proxys dans la Corne de l’Afrique et au Soudan connaîtront peut-être une accalmie. Bref, c’est une paix fourrée, car les USA devront tenir Israël en bride, de même Téhéran devra faire cesser les incursions du Hezbollah au Proche-Orient… mais c’est une paix dont se félicite l’Afrique.
Aujourd’hui au Faso.


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