Accusation de collusion Barkhane-terroristes et saisine de l’ONU-Réaction du général Baratz : La rancœur du Mali envers la France est-elle rédhibitoire ?

Accusation de collusion Barkhane-terroristes et saisine de l’ONU-Réaction du général Baratz : La rancœur du Mali envers la France est-elle rédhibitoire ?

24 heures seulement après que le dernier militaire français a tourné le dos au Mali, réarticulation oblige, le pays a saisi le 16 août le Conseil de sécurité des Nations unies. Dans cette correspondance avec des pièces jointes comme preuves, le chef de la diplomatie, Abdoulaye Diop indexe la France d’être en intelligence avec l’ennemi en l’occurrence les terroristes qui ensanglantent les régions depuis plusieurs années. En outre, l’accusateur pointe une violation de son espace aérien par Barkhane à plusieurs reprises.

Réaction du tout-nouveau patron de Barkhane, le Gl Bruno Baratz, qui hérite de ce dossier chaud et qui réplique en estimant que ces accusations sont une «insulte à la mémoire des 59 soldats français tombés au Mali, mais aussi de leurs frères d’armes maliens». Pour le Gl Baratz, même au moment du désengagement, Barkhane s’est toujours battu pour défendre le Mali, avec un accrochage avec les hommes d’Al-Sahraoui.

La rancœur du Mali envers Barkhane est-elle rédhibitoire ? Qu’a bien pu faire Barkhane au Mali pour mériter pareil acharnement ? Expulsion de l’ambassadeur français, exigence du départ de Barkhane pour insuffisance de résultats, et son remplacement par les supplétifs de Wagner, et maintenant accusation d’épauler les katibas et de se comporter en terrain conquis.

A vrai dire, ce genre d’accusation était latent dans les discours des populations et des pseudo-panafricanistes instrumentalisés, qui ont commencé à culpabiliser Barkhane à bas bruit, puis de plus en plus sur la Toile via des Fake News, produits en quantité industrielle. Une escalade verbale qui a trouvé son achèvement au sommet de l’Etat avec des échanges d’amabilités décembre 2021-janvier 2022 entre Le Quai d’Orsay-l’Elysée et les autorités de la Transition malienne.

Il n’était pas rare d’entendre cette logorrhée étatique consistant à dire que la France est de connivence avec les djihadistes, sinon, qu’elle les aurait même fabriqués.

Les tueries de Tessit (42 victimes) survenues le dimanche 7 août dernier, ont été sans doute la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, puisque l’attaque de ce casernement militaire a donné lieu à toutes les allégations : d’abord que les assaillants ont surpris les FAMa grâce à des renseignements de pointe, que des drones et du matériels sophistiques militaires auraient été utilisés par les attaquants, loin des armes «rustiques» et les motocyclettes sur lesquelles, ils sont habituellement assis … en un mot, ça ne peut pas être des terroristes qui ont commis l’acte de Tessit, ou même si c’est le cas, une puissance étrangère serait à la baguette, foi de Bamako.

L’accusation est désormais claire, et on se demande que veut réellement Bamako à l’égard de France ? Exit Barkhane et Takuba, et même la MINUSMA a des problèmes, en outre même partie, le Mali n’en a pas fini avec Barkhane ! Seul Wagner de la Russie trouve désormais grâce aux yeux de Goïta. Et si le Mali abattait clairement les cartes ? Après cette accusation et malgré le démenti du chef de Barkhane, que va-t-il encore brandir ? Quelle posture l’ONU va adopter ayant été saisie ? On a l’impression qu’il y a quelque chose derrière, mais quoi. Au Mali de crever l’abcès !

La REDACTION

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