Activation de la ZLEC de Niamey : Le «machin» continental a joué son rôle, à chaque pays le sien

Activation de la ZLEC de Niamey : Le «machin» continental a joué son rôle, à chaque pays le sien

Eliminer d’ici à 5 ans à 10 ans les droits de douane, créer un marché commun de 1,2 milliards d’âmes, avec un PIB cumulé de 2 500 milliards de dollars et in fine, un passeport unique et un marché unique aérien, telles sont les grandes lignes de la ZLECaf ratifiées hier 7 juillet 2019, à Niamey par 25 pays et signés par 53 membres sur 55. Même le géant Nigéria qui pèse à lui seul 17% du PIB africain a signé et Muhammadu Buhari entraine du même coup, un potentiel marché de 190 millions d’habitants. Seul le Bénin et l’Erythrée renâclent à rejoindre ce cercle économique africain.

Tout comme la naissance de l’UA à Addis-Abeba en Ethiopie le 9 juillet 2002, cette réunion des gouvernants du continent dans la capitale nigérienne, fera date car, mettant sous éteignoir, le primat de leur égo, pathologie infantile des dirigeants africains, ils sont parvenus à cet accord économique qui sera gravé dans les annales de l’UA.

Bravo à nos chefs d’Etat, bravo à Mahamadou Issoufou, à son homologue Alpha Condé de Guinée entre autres, qui depuis des années, ont crapahuté âprement pour l’avènement de cette zone de libre-échange.

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule : la naissance de l’Eco, la monnaie de la CEDEAO qui devrait avoir cours en 2020 a été portée sur les fonts baptismaux le 29 juin dernier lors du 55e sommet de la CEDEAO à Abuja, et vient comme une cerise sur le gâteau.

Si les 15 pays de cette organisation sous-régionale arrivent à battre monnaie, c’est déjà une intégration monétaire et par cercles concentriques, cette action ne peut que toucher par palliers, les 40 autres. L’intégration du continent est donc en branle.

On a souvent reproché au «machin» c’est-à-dire l’UA d’être aphone, incompétent, bureaucratique et gangréné par des luttes entre les pays, mais à Niamey, l’UA a joué son rôle, à chacun des 53 pays de jouer le sien.

Mais on ne peut pas se gargariser de cet avènement de la ZLECaf, sans souligner que sa réussite est tributaire de la pacification de la zone Sahélo-Saharienne. La ZLECaf, c’est bien, mais la sécurité, c’est mieux. Au demeurant, quelle économie, quelle affaire, quel partenariat peut-on effectuer dans un espace insécurisé ? Rien ! Exit donc les querelles vipérines et place aux affaires sécurisées.

Zowenmanogo ZOUNGRANA

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