Administration fiscale : La DGI s’évalue selon  le TADAT

Administration fiscale : La DGI s’évalue selon  le TADAT

Le mardi 5 décembre 2017, s’est tenue au sein de la Direction générale des impôts (DGI) à Ouagadougou, une  session de restitution d’une évaluation de la structure selon l’outil diagnostique d’évaluation de l’administration fiscale (TADAT). Cette expertise qui a été sous la supervision d’experts internationaux venus de la France, a révélé que dans l’ensemble, l’administration fiscale de la DGI est caractérisée par une virtuosité remarquable.

Dans le but de s’acquitter de son devoir de redevabilité de la culture de transparence et de bonne gouvernance, la DGI a accepté passer sous la critique d’experts, afin de dégager ses forces et ses faiblesses. Cette évaluation, basée sur des preuves de la performance d’un système d’administration fiscale, a couvert la période du 20 novembre au 5 décembre. Intervenant à la suite d’une formation des cadres de la DGI, sur l’outil d’évaluation qu’est le TADAT, cette expertise est une initiative qui permet au Burkina Faso et à ses partenaires techniques et financiers d’améliorer les services publics.

En effet,le TADAT est un outil standardisé d’évaluation des administrations fiscales qui a été développé par une équipe de techniciens spécialistes de la fiscalité venant de nombreux horizons dont le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et un certain nombre de pays qui ont, non seulement financé l’outil et le secrétariat du TADAT, mais également contribué à l’élaboration de la méthodologie et du guide.

«Nous avons fait cette évaluation au Burkina à la demande du DG des impôts, dans une démarche d’évaluation des forces et des faiblesses de son administration  et surtout, une démarche de prospective pour pouvoir à l’avenir, adapter ses stratégies et ses plans d’action aux constatations du TADAT.

L’évaluation de l’administration fiscale proprement dite est très nuancée, c’est une administration fiscale qui est en devenir, qui a d’énormes atouts et qualités et qui surtout, s’est engagée dans une dynamique de réforme qui est particulièrement volontaire, ambitieuse, mais aussi réaliste», a laissé entendre Pierre Vandenberghe, le chef de la mission des experts, venus pour l’évaluation.

Par ailleurs, selon le rapport de l’expertise, en ce qui concerne les points positifs de la DGI burkinabè, il y a la segmentation des contribuables et l’organisation de l’administration fiscale des impôts, qui sont tout à fait conformes aux standards internationaux et qui sont particulièrement, adaptés au contexte économique du Burkina Faso. On dénote également, un contrôle fiscal très solide et qui couvre l’intégralité des impôts dus par les contribuables burkinabè et qui couvre aussi l’ensemble du tissu fiscal, avec un accent très fort porté sur les grandes entreprises qui représentent à la fois les plus grands risques et enjeux budgétaires.

Il y a aussi la qualité de l’audit interne et de la façon dont l’administration s’interroge sur ses activités et sur la qualité de ses services et enfin, nous avons constaté l’excellente gouvernance de la DGI et la façon dont le DG associe ses cadres à l’ensemble du processus décisionnel et ceci, de manière structurée. «Pour ce qui est des points faibles de la structure, nous voudrons insister sur l’exhaustivité du fichier des contribuables qui doit être amélioré pour faire entrer dans les outils de suivi de l’administration fiscale, tous les contribuables qui relèvent du secteur formel et il y a aussi, des efforts à faire pour tout ce qui tourne autour du recouvrement des impôts et notamment, du traitement de la dette fiscale et des arriérés d’impôts», a précisé l’expert français.

Selon le DG des impôts, Adama Badolo, ils ont sollicité cette évaluation pour faire un diagnostic externe de leur  administration fiscale avec un outil qui a fait ses preuves et avec des experts qui ont une longue expérience en matière de gestion, d’évaluation des administrations fiscales. «Cela nous permet de connaître nos faiblesses et de savoir également ce que nous faisons un peu mieux, pour continuer à corriger ce qui n’est pas bien», fait-il savoir. En somme, cette évaluation intervient après le lancement du plan stratégique 2017-2021, qui a vocation de moderniser l’administration de la DGI, qui lui permettra, à n’en point douter, d’améliorer sensiblement le niveau de collecte des ressources<

Larissa KABORE

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