Affaire Cecrab  : Les adeptes dénoncent un « complot » dans l’emprisonnement de leur leader 

Affaire Cecrab  : Les adeptes dénoncent un « complot » dans l’emprisonnement de leur leader 

Des exorcistes et formateurs du Cecrabisme ont animé une conférence de presse ce samedi 10 avril 2021, pour situer les faits qui ont conduit à l’emprisonnement de Maitre Roch Armel Bakyono et de Marius Kaboré, tous adeptes du mouvement spirituel. Pour ces derniers, il s’agit tout simplement d’une attaque et d’un complot ourdi contre le Cecrabisme.

Condamnés le 2 février 2021, Maitre Roch Armel Kaboré a été accusé pour  faits « d’injures publiques, d’incitation à la rébellion et entrave à une procédure judiciaire ». Et Marius Kaboré pour  « diffamation aggravée, d’injures publiques et atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui ». Ces adeptes du Cecrabisme estiment  qu’au-delà des deux condamnés,  c’est une attaque et un complot ourdi contre le Cecrabisme. »

Les faits remonteraient à « depuis plus de deux ans » selon Yonli Diassebedi, Exorciste officiel du Cecrabisme, qui explique que de  manière virtuelle, des ex-Cecrabiens ont,  à travers de faux comptes et des pages anonymes, enclenché une campagne de diffamation  contre le Cecrabisme. A travers des injures, ces ex-adeptes auraient proféré des « injures » et aussi « saboté le cabinet Cecrab et son enseigne commerciale. Pour être plus précis, M. Yonli a indiqué que deux rapports d’expertise ont confirmé la responsabilité directe ou indirecte de l’ensemble des plaignants dont le juge Sonomé Florent Hien.

Convaincu donc que ces derniers seraient impliqués dans une affaire de « faux et usage de faux », le cabinet Cecrab dit avoir « déposé et redéposé une  kyrielle de plaintes » dont il attend toujours la suite. Mais le hic poursuit-il est que, pendant ce temps, ces ex-cecrabiens continuent « de nous diffamer, de nous dénigrer, de s’en prendre à notre spiritualité (abusivement présentée comme une secte); des publications sur leurs pages se poursuivent encore au vu et au su de tous ».

Pour les conférenciers du jour, leurs  anciens camarades ne doivent pas oublier qu’ils se sont rendus librement au cabinet Cecrab en tant que patients, en tant que victimes de maladies ou pathologies non-cliniques mais guéris (ou partiellement guéris) grâce à l’analyse onomastique, la purification des corps subtils, le rituel propitiatoire à distance et/ou l’électrification de la pensée humaine qui sont des services facturés (mains libres) du cabinet Cecrab.  Sur ce, il reconnait aux dissidents le droit de se retirer « librement » du Cecrabisme mais estime que cela doit se faire sans tenter de « diaboliser, dénigrer, vilipender, diffamer ou crier haro sur ce à quoi on a librement adhéré, dont on a soi-même fait des éloges».

Qu’à cela ne tienne, les conférenciers disent n’avoir rien contre ceux qui sont partis mais invitent au respect de leur choix de rester fidèle à leur spiritualité. « Est-ce un péché d’être un Cecrabien? Est-ce un péché de ne pas suivre ces ex-Cecrabiens dans leur désertion, dans leur campagne anti-Cecrab ? Est-ce qu’il y a des religions et des spiritualités d’État au Burkina Faso pour dire que nous sommes des hors-la-loi? », S’interrogent  M. Yonli et ses camarades Exorcistes officiels du Cecrabisme. «  Tant que le droit n’est pas dit dans toute sa rigueur, tant que la liberté de croyance de 60 000 Cecrabiens du premier degré n’est pas respectée, nous sommes convaincus que la volonté de réconciliation nationale, de cohésion sociale, du vivre-ensemble paisible est sapée », s’indigne Yonli Diassebedi.

En rappel, une dizaine d’ex-adeptes de la spiritualité cecrabienne ont attaqué le cabinet cecrab et son chef Roch Armel Bakyono pour des faits d’atteinte à l’honneur, d’injures publiques, d’entrave à la bonne administration de la justice, d’incitation à la rébellion. Cela a abouti à la condamnation de celui-là même que ses partisans qualifient de “prophète” le 2 février dernier.

Omar SALIA

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