2500 victimes en 3 mois, largement supérieures à la flambée de la dernière épidémie en pic 2018-2020 en RDC, cette statistique suffit à prendre le taureau par les cornes. Et quatre chefs d’État, Félix Tshisekedi de RDC, Faustin Archange Touadéra de la République centrafricaine, Yoweri Museveni d’Ouganda et Evariste Ndayishimiye du Burundi n’ont pas hésité à porter des blouses de toubib médiatiquement parlant pour tracer la thérapie plurielle à cette souche boudibugyo. Épaulés par le patron d’Africa CDC, le docteur Jean Kasseya, les potions médicales de ces quatre chefs d’État se veulent des constats et les conséquences tirées de la gestion de l’existant depuis mai. Solution holistique qui englobe à la fois des moyens logistiques, financiers, sécuritaires et évidemment médicaux, les quatre chefs d’État ont sorti l’artillerie lourde contre cette épidémie sans vaccin pour le moment. Et c’est dans ces zones touchées par la maladie, il y a la guerre et il faut faire avec. Mais convaincus que l’union sacrée est plus efficace que les actions par à-coups et solitaires à chaque État, les quatre dont deux sont plus touchés, même si la RDC reste le foyer incandescent de cette fièvre hémorragique, ces quatre pays vont en guerre contre Ebola avec la ferme conviction d’en venir à bout ou de la circonscrire à sa plus simple expression. Il était temps car avec les frontières poreuses, l’impossibilité d’identifier le malade zéro et la guerre à l’Est de la RDC, il était illusoire de croire que Kinshasa seul pouvait en venir à bout. Maintenant, on attend ces quatre grandes toubibs de chefs d’État aux actes car ce n’est qu’une sortie médiatique.
Aujourd’hui au Faso.


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