«Akasha» du Soudanais Hajooj Kuka : L’histoire d’un soldat rebelle pris entre deux feux : l’amour et la guerre

«Akasha» du Soudanais Hajooj Kuka : L’histoire d’un soldat rebelle pris entre deux feux : l’amour et la guerre

Le Soudan est en compétition pour l’Etalon d’or de Yennenga à cette 26e édition du FESPACO, avec le film «Akasha» du réalisateur Hajooj Kuka en catégorie long métrage. La projection presse du film a eu lieu le jeudi 28 février 2019, au ciné Burkina.

Le film Akasha du réalisateur soudanais, Hajooj Kuka en lice pour l’Etalon d’or de Yennenga à la 26e édition du FESPACO, retrace la vie d’un jeune soudanais du nom de Adnan enrôlé dans la rébellion soudanaise. A chaque saison des pluies, les rebelles à cause de la boue retournent en famille et consacrent leur temps à la terre. C’est aussi une occasion pour eux de renouer avec leur dulcinée ou s’en trouver une pour ceux qui n’en ont pas. Mais la saison des pluies tire à sa fin et les rebelles doivent regagner le front. Le jeune rebelle Adnan, qui fait figure de héros et adulé par tout le village et même de ses frères d’armes, a peur de retourner sur le terrain du fait des crépitements d’armes. Cette peur-là Adnan ne le fait pas sentir aux yeux de ses amis et des villageois. Après un retard de sa part pour retourner dans son unité combattante, le commandant ordonne la rafle et l’arrestation des soldats déserteurs.Ce dernier est pris entre l’envie de retourner dans son unité et fuir pour vivre sa vie comme il l’entend aux côtés de ses belles Lina(sa dulcinée) et Nancy (son fusil AK4 qui l’a rendu héros). C’est dans ce dilemme que se retrouve ce jeune soldat rebelle. D’une durée de 78 minutes, c’est dans un style comique que le réalisateur Hajooj Kuka, dépeint la vie soudanaise en période de guerre.

A la fin de la projection, Ali Lakrouf, invité du festival a trouvé ce film très intéressant, drôle et assez original. «L’histoire est intéressante, c’est un film très libre qui m’a beaucoup plu. L’histoire est intéressante et c’est surtout la découverte de la société soudanaise qui m’a touché. Je n’imaginais pas ça du tout», a-t-il avoué. Il dit retenir de ce film une vision de la vie dans une communauté africaine qu’il ne connaissait pas.

Tout comme lui, Dr Edjou Rosalie Kontiébo, anthropologue a apprécié le film. Pour elle, ce film Akasha était un puzzle où la vie de la société soudanaise et ces militaires qui ne savaient pas trop quoi faire. Avec cette histoire d’amour et de pouvoir mystique. «J’ai trouvé ce film comme une déconstruction de la guerre. Il y avait une guerre et les militaires qui étaient là courraient après le néant. On voyait les gens vivre avec cette histoire de sanglier qui est grillé où les protagonistes mangeaient ensemble», a-t-il expliqué. Selon Dr Kontiébo, ce film est divertissant et questionne suivi les guerres dans les contrés africaines. «C’était amusant dans la mesure où le film est fini sans qu’on ne sache même pas que c’est fini. Je pense que le réalisateur a atteint son objectif de film de divertissement et d’information sur la société soudanaise», a renchéri Dr Rosalie Kontiébo.

Pélagie OUEDRAOGO

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