Après l’innommable de Boungou : Roch : aux armes volontaires !

Après l’innommable de Boungou : Roch : aux armes volontaires !

Peut-on gagner cette guerre oblique, indirecte, ondoyante et meurtrière ? Oui, Roch Kaboré, le président du Faso, chef suprême des armées, en est convaincu, après la barbarie moyenâgeuse du 6 novembre dernier sur l’axe Ougarou-Boungou, qui aura décimé 38 personnes et fait 70 blessés.

«Le chef est là pour commander, trancher, prendre rapidement des décisions éclairées, alors qu’il est sous pression avec des marges de manœuvre étroites…», affirmait le général Charles De Gaulle.

24 heures après l’innommable de Boungou où des terroristes ont tiré comme des lapins sur des travailleurs de la mine SEMAFO, le président du Faso toute affaire cessante, notamment l’annulation de sa participation à Niamey du sommet de la CEDEAO de ce 8 novembre consacré à la crise pré-électorale de Guinée-Bissau, tout dossier en veilleuse donc, il a pris la parole pour présenter sa compassion aux familles affectées, condamner cet acte abject, et invité les Burkinabè, descendants de héros rompus aux luttes victorieuses, à faire face à ce terrorisme.

Certes, le Burkina est touché mais ne coulera point, tout comme le roseau, il pliera, mais ne rompra pas, foi de Roch. Le premier responsable des armées burkinabè ne s’est pas contenté de paroles, mais il a invité aux actes.

Tout en décrétant 72 heures de deuil (Lire page 11) il s’est emparé du tambour de guerre pour appeler à l’enrôlement de volontaires contre ces ennemis du Burkina.

Un mois après la sortie des populations de Kongoussi exhortant à la formation de groupements de défense anti-terroristes, et presque deux semaines après l’invite du Larlé Naaba à ce que les «20 millions de Burkinabè se transforment en FDS», c’est Roch Kaboré en personne qui enjoint au sauvetage de la patrie en danger, par le recrutement de volontaires sous les drapeaux. 

En langage clair, militaires à la retraite ou radiés, civils se sentant l’âme de combattants, le chef de l’Etat lance une conscription tous azimuts pour «défendre les zones sous menaces». Quand Rome brûle César donne de la voix et se pare de ses oripeaux de guerre. Le Burkina brûle de par des pyromanes d’un nouveau genre. Il reste à mettre fissa en place toutes les conditions de cet appel à candidature. Aux armes donc volontaires ! s’est écrié en substance Roch. Zowenmanogo ZOUNGRANA

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