Arrestation de plusieurs activistes en Algérie : Le général Gaïd Salah  serre la vis contre «Hirak»

Arrestation de plusieurs activistes en Algérie : Le général Gaïd Salah  serre la vis contre «Hirak»

Deux sorties en 48 heures pour le général Gaïd Salah, c’est inédit pour le véritable homme fort de l’Algérie, qui a invité «les enfants fidèles» à assumer leur «devoir envers la patrie». Des sorties concomitantes à l’arrestation de dizaines de personnes, qui ont manifesté et contre la présidentielle et contre le système qui cornaque cette transition, le général Gaïd y compris, dont la tête est réclamée par les Vendredisards qui seront à leur 41e sortie ce 29 novembre 2019.

Dans la lorgnette du général, les activistes du Rassemblement Action Jeunesse (RAJ) du redouté «Hirak», notamment son secrétaire général qui a été mis sous mandat de dépôt et plusieurs autres figures de ce mouvement arrêtées lequel «Hirak» constitue la colonne vertébrale des manifestations qui ont cours depuis le 22 février et qui a d’ailleurs emporté dans sa bourrasque l’astre du système le 2 avril dernier : Bouteflika.

De l’avis du comité national pour la libération des détenus (CNLD), 150 personnes ont été embastillées lors de la marche nocturne du 20 novembre dernier.

Tandis que la massification des manifestants se fait de plus en plus évidente, et à mesure que la date de la présidentielle approche, on sent le général Gaïd Salah sur le qui-vive, et prêt à sévir.

Les jugements TGV qui ont envoyé plusieurs caciques du système Boutef en prison, les arrestations d’activistes, et les menaces contre «des pays ennemis» ne suffisent pas, Gaïd Salah semble vouloir serrer davantage la vis contre ces jeunes du ‘‘Hirak’’ qu’il

exècre, convaincu que ce rejet de l’échéance du 12 décembre, est leur œuvre.

A deux semaines de ce scrutin crucial censé tourner la page de l’ère Boutef, c’est bien tout le contraire que dénoncent les Algériens, persuadés que des survivants de ce système tentent, dans un dernier baroud d’honneur, sinon une ultime entourloupe, de saborder la Révolution joyeuse et font donc monter la pression sur ce résiduel Boutef.

A contrario, le général Gaïd, qui sent cette guerre feutrée, mais oh combien violente, montre des muscles, tout en jouant de la calinothérapie «Le rôle de sensibilisation des médias, des mosquées, des Zaouias (confréries soufies) et des imams» dont il parle, entendront-ils la voix du général ? Qui ira voter ce 12 décembre ? Quel président avec un général Gaïd toujours en fonction ? Que feront les Vendredisards ? Les jours les plus longs commencent pour les Algériens d’ici le 12 décembre.  

La REDACTION

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