Ascension et Journée des coutumes  au Burkina : Laïcité-tolérance et miséricorde

Ascension et Journée des coutumes  au Burkina : Laïcité-tolérance et miséricorde

 

 

Demain jeudi 14 mai 2026, l’Ascension chrétienne célèbre la montée du Christ après la piéta, la mort et la résurrection, pilier de la foi catholique, car elle marque la victoire du Christ sur la mort (Pâques) et la fin du séjour physique de Jésus sur terre, faisant de l’Ascension un jour férié dans plusieurs pays. Bref, on célèbre le retour du Christ vers le père. Hasard calendaire, le lendemain 15 mai, c’est la Journée des coutumes et traditions instituée en mars 2024 par les autorités burkinabè, cette journée chômée et payée aussi a  pour objectif d’un retour aux sources, aux valeurs endogènes, abandonnées peu ou prou par snobisme ou par désir d’embrasser les religions monothéistes. Elle vise à avoir un cadre pour le déploiement de ces religions dites traditionnalistes. Marquées par des célébrations, rites, cérémonies voire des libations, cette journée a créé une place officielle aux dépositaires des us et coutumes pluriels au Burkina, car il n’y a pas une pratique unitaire des coutumes mais plusieurs. Cette journée qui a fait polémique à l’époque met pourtant davantage en relief la laïcité du Burkina. Oui, le pays des hommes intègres est laïc et l’Etat est le garant pour que chaque citoyen pratique la confession de son choix. La laïcité, c’est que l’Etat régente les activités religieuses, et que l’Etat n’a pas de religion ! La concomitance de ces 2 journées vient rappeler que la cohésion sociale est indispensable, et la laïcité permet à chaque groupement de peuplement de manifester sa foi selon son désir, pourvu que cette pratique ne jure pas avec les lois de l’Etat, et pas haineuse ni exclusive.  La proximité de ces journées par pure coïncidence, permet à chaque entité de cultiver l’amour du prochain, la tolérance, la paix, chers à toutes les religions !

Surtout dans une Afrique où se mêlent religions révélées et tradition, un syncrétisme qu’avait résumé le Pr. Joseph Ki-Zerbo : «sur le contient, l’Africain prie, son fétiche en poche ». De la part d’un éminent intellectuel dont le géniteur Alfred Simon Diban, Ki-Zerbo fut le premier chrétien catholique de la Haute-Volta, ça vaut son pesant de miséricorde.

 

Aujourd’hui

au Faso

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR