Attaque du camp Kati par le  GSIM , hostilité envers la MINUSMA  à Ménaka, affaire 49 soldats ivoiriens,  Jean-pierre  Lacroix «pompier»… : ça tangue la Transition  électorale malienne !

Attaque du camp Kati par le  GSIM , hostilité envers la MINUSMA à Ménaka, affaire 49 soldats ivoiriens,  Jean-pierre  Lacroix «pompier»… : ça tangue la Transition  électorale malienne !

On n’a pas fini de résoudre une affaire d’Etat, celle des 49 soldats ivoiriens arrêtés à Bamako le 10 juillet pour «mercenariat» ni d’ailleurs de l’expulsion du porte-parole de la MINUSMA d’ailleurs Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l’ ONU chargé des opérations de maintien de la paix est à Bamako pour tenter de calmer les esprits, tout cela était toujours en suspens, lorsque soudain ce 23 juillet, la katiba d’Iyad Ag Ghali donnait une grande estocade à la garnison militaire Soundiata Keïta de Kati où ont élu domicile le chef de la Transition, Assimi Goïta et son ministre de la Défense.

Des citernes bourrées d’explosifs ont pu pénétrer dans ce saint des saints pour attenter à la vie de Goïta et n’eut été la vigilance, la bravoure, et le professionnalisme des Forces spéciales maliennes, ces ouailles d’Iyad Ag Ghali auraient atteint leur objectif. Le bilan se chiffre à 1 FAMa tué et 7 blessés et 8 terroristes «neutralisés» et plusieurs capturés. Une attaque de cette caserne de Kati qui doit sa réputation de camp des putschistes, car exception faite de celui d’ATT (camp de Djikoroni des bérets rouges) tous les putschistes maliens sont issus de ce camp, une attaque qui est une mise à exécution des menaces du GSIM datant d’avril dernier, lors des affrontements FAMa # terroristes de Sévaré, et Niono.

Cet acte-kamikaze est la preuve que les terroristes au Mali peuvent frapper n’importe où et n’importe quand. Car l’attaque dans cette bourgade-caserne, distante de 15 km de Bamako, est la preuve, qu’elle pouvait survenir au cœur même de la capitale malienne ! La piste du coup d’Etat ourdi de l’intérieur ou de l’extérieur sous réserve des conclusions de l’enquête semble écartée, néanmoins, en s’attaquant au lieu oùloge le président Goïta, quelles que soient les coutures sous lesquelles on présentera cette escarmouche terroriste, elle est assimilable à un putsch. Car si ces terroristes avaient réussi leur coup, ils auraient rendu bien des services à ceux qui en veulent à la Transition malienne.

Une polémique sur les supposés 49 soldats ivoiriens, un bras de fer avec la MINUSMA à la clef l’expulsion d’Olivier Salgado, son porte-parole, des incidents contre un convoi de la MINUSMA à Ménaka, au lendemain de l’attaque du camp Kati, lesquels évènements obligent Jean-Pierre Lacroix à  jouer au pompier à Bamako pour coller les morceaux, bref il est clair que ça tangue du côté de la transition électorale malienne, dont le calendrier dévoilé avait permis le 3 juillet dernier de lever les sanctions qui frappaient ce pays.

Référendum le 26 mars 2024, législatives entre octobre et novembre 2023, la présidentielle en février 2024 , autant de dates, qui si elles ne sont pas gravées dans la marbre de la Constitution ou de la Charte, s’accommodent mal de ces itératifs coups de boutoir et des bisbilles avec des partenaires sécuritaires, tel la MINUSMA, après le départ de Barkhane et de Takuba.

Si donc Assimi Goïta a repris la main et semble toujours maître des horloges, il lui faudra pacifier le sérail avec certaines personnalités physiques ou morales, car l’adhésion des populations est essentielle, mais il le sait, on ne gouverne pas en autarcie, a fortiori, le Mali ne peut pas organiser toutes ces échéances, sans l’accompagnement de la CEDEAO par exemple et d’autres partenaires. Il y a lieu donc de stabiliser le bateau Mali qui connaît de forts soubresauts, car une transition est aussi par essence, un moment très fragile pour le pays. Le Mali ne fait pas exception à la règle.

La REDACTION

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