Attentats-suicides de l’EI et malaise d’Essebsi en Tunisie : Trop de coups en une journée !

Attentats-suicides de l’EI et malaise d’Essebsi en Tunisie : Trop de coups en une journée !

A chaque jour suffit sa peine, dit-on. Mais  ce 27 juin 2019, deux peines sont infligées au peuple tunisien. Deux pathos nationaux dont la pays aurait pu s’en passer. D’abord, cet attentat-suicide sur la mythique place Bourguiba, suivi d’un autre à Gorjani, tuant un policier et faisant plusieurs blessés, le tout sous la coupole de l’Etat islamique. Là, sur la rue Charles De Gaule, à quelques encablures de l’ambassade de France, les terroristes ont encore frappé.

Ces deux morsures dans la tranquillité de Tunis viennent rappeler que le pays est sous état d’urgence depuis quatre ans. Depuis les monstrueuses attaques de 2015 qui ont fait près d’une quarantaine de morts et qui avaient mis à mal le tourisme du pays. Or depuis l’attaque contre le musée du Bardo qui avait fait 21 tués et celle contre la station balnéaire de Sousse avec 38 tués, la Tunisie avait mis la barre très haute en matière sécuritaire. Apparemment hélas, ce n’est pas suffisant, d’ailleurs, y a-t-il de mesures idoines contre cette guerre asymétrique ? Voilà donc que les forces du mal viennent se rappeler à la mémoire commune que la Tunisie est sous l’emprise de démons dormants qui n’attendent que les moments propices, des minutes de relâchement pour sévir et se faire tristement entendre.

Les desseins sont  avoués et les auteurs sont déclarés : le groupe Etat islamique. En effet, les partisans de Bagdadi ont assumé la paternité de ces atrocités. Certes, le groupe cherche à semer sa violence terrifiante partout où il pose les pieds, mais d’autres raisons peuvent être trouvées.  C’est la période des grandes vacances. Des vagues de touristes vont déferler sur Tunis et ses mythiques centres d’attractivité. Les élections législatives et présidentielle, c’est également pour bientôt. Quelques troubles pourraient aider quelques projets fourbes et aider à alimenter des programmes ou des campagnes pour le moment encore dans les ruelles de l’incertitude.

Mais les Tunisiens ont montré et démontrent qu’ils peuvent faire face à ces attaques. La preuve, il a fallu tout de même quatre années avant que les kamikazes ne puissent à nouveau actionner leurs charges explosives meurtrières. La preuve des énormes efforts fournis par les services de sécurité pour contenir les velléités de nuisance qui partent chaque jour à l’assaut de la forteresse.

Comme si cela ne suffisait pas à peiner et à faire naître des points d’interrogation  sur la tête des Tunisiens, voilà que leur président Beji Caïd Essebsi a un malaise et se retrouve couché sur un lit d’hôpital, faisant éclore la machine à supputations. Même si les crocodiles qui viennent du fond de la rivière que sont les proches, les ministres et autres conseillers à son chevet affirment qu’ils se portent bien, même si les parlementaires n’ont finalement rien décidé et écartent pour le moment l’idée de vacance du pouvoir, l’imagination de la rumeur ne peut que s’étaler sur la fontaine des spéculations. On ne peut pas empêcher un octogénaire de tomber malade, mais, survenu au moment d’un tel attentat, ça tombe mal.

Beji Caïd Essebsi est-il toujours en vie ? Est-il en possession de tous ses moyens ? De quel type de malaise souffre-t-il ? Pourra-t-il retrouver tous ses moyens ? A quelle sauce sera mangé le pays ?

Voici autant de questions qui doivent impérativement trouver des réponses ainsi que des solutions s’il avère qu’elles comportent des germes de problèmes à l’apparence insoluble.

Ahmed BAMBARA

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