Boucle du Mouhoun : quatorze personnes tuées dans l’explosion d’un car

Boucle du Mouhoun : quatorze personnes tuées dans l’explosion d’un car

Toéni ; l’évocation du nom de cette localité naguère paisible et jusque-là  inconnue par l’immense majorité des Burkinabè ravive des douleurs inouïes et renvoie aux drames perpétrés dans cette partie du pays contre des escouades de l’armée et de la gendarmerie. En ce début d’année, ce sont 14 personnes, 7 élèves et 4 femmes qui ont été tuées dans l’explosion d’un car de transport en route pour Tougan. Selon le communiqué du gouvernement, ce samedi 4 janvier 2020, «trois cars transportant 160 passagers sont partis de la localité de Toéni pour rejoindre la ville de Tougan samedi matin. L’un des cars a  sauté sur un engin explosif improvisé», a expliqué le texte signé du ministre porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou.

 «Le bilan provisoire fait état de 14 morts parmi lesquels sept élèves et quatre femmes», selon le communiqué, qui fait état également de «dix-neuf blessés dont trois graves». L’âge des victimes n’a cependant pas été dévoilé.

 «Les blessés ont été immédiatement évacués au centre médical avec antenne chirurgicale de Tougan pour recevoir des soins médicaux appropriés», selon la même source.

 «Le gouvernement, selon le communiqué, condamne fermement cet acte lâche et barbare qui vise à mettre à mal le moral des populations».

Selon une source locale, les  collégiens  tués regagnaient la localité où ils faisaient leurs études après avoir passé les fêtes de fin d’année en famille. Au moment où ces lignes étaient tracées, l’attaque n’a pas été revendiquée.

Le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Chériff Sy,  au nom du gouvernement, s’est rendu à Tougan pour présenter les condoléances du gouvernement et soutenir les blessés.

 Cette nouvelle tuerie de civils intervient onze jours après le massacre d’Arbinda (nord), la veille de Noël. Trente-cinq civils, dont 31 femmes, avaient été tués, ainsi que sept militaires, lors de l’attaque de la base militaire de la ville.

Le groupe djihadiste État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) avait revendiqué uniquement l’attaque contre la base militaire, sans évoquer les victimes civiles. Les attaques contre les positions de l’armée et de la police se sont accrues ces derniers mois. Dans la matinée d’hier dimanche 5 janvier 2020, la brigade de gendarmerie de Ouo dans la province de la Comoé a été attaquée par des individus armés. Selon plusieurs sources, c’est aux environs de 5 heures que l’attaque a été perpétrée. C’est la troisième fois que la brigade de gendarmerie de Ouo est prise pour cible.

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR