L’information a été donnée par l’AIB avant d’être reprise par la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB, publique). Deux diplomates en service au bureau de l’Union européenne à Ouagadougou ont été déclarés persona non grata, mardi 14 juillet 2026. Il s’agit du chef de délégation adjoint de l’Union européenne au Burkina Faso en charge de la presse et de l’information, ainsi que de la chargée de programme de la Délégation de l’UE. La décision du gouvernement burkinabè intervient dans un contexte marqué par une détérioration des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et l’Union européenne depuis l’adoption par le Parlement européen le 18 juin 2026 d’une résolution intitulée : « Persistance de la répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso ».
A la suite de cette résolution, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso avait convoqué le 22 juin 2026, de l’ambassadeur et chef de la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Daniel Aristi Gaztelumendi, pour lui faire part de la désapprobation de son pays.
Le Burkina Faso, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré avait vivement rejeté cette résolution et précisé qu’elle était « manifestement adossée à des desseins néocoloniaux et inspirée par des réseaux obscurs à la solde de la France, constitue une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un État souverain, en contradiction avec les principes consacrés par la Charte des Nations Unies, notamment ceux relatifs à l’égalité souveraine des États et à la non-ingérence dans leurs affaires internes ».
La rédaction


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