ça coincerait sur le retour d’Emballo en Guinée-Bissau: La CEDEAO, une lettre ouverte et le syndrome nigérien

ça coincerait sur le retour d’Emballo en Guinée-Bissau: La CEDEAO, une lettre ouverte et le syndrome nigérien

Ça devait être quasiment comme une lettre à la poste, ce retour de l’ex-président Bissaoguinéen Embalo Cissoco après sa chute du 26 novembre 2025. Il l’avait annoncé depuis le Maroc que ce serait pour ce dimanche 4 octobre 2026. Et les autorités de son pays qui lui doivent beaucoup, à commencer par le général Horta N’Tam, lequel a hérité du fauteuil présidentiel, ces autorités avaient donné leur accord. Et patatras. 48 heures avant ce comeback pour être candidat à la présidentielle du 6 décembre prochain, il est signifié au célèbre reclus marocain qu’il ne pourra pas rentrer à Bissau ce weekend par refus justement de ses remplaçants de militaires lesquels avaient pourtant donné leur feu vert. Des autorités militaires qui pointent en fait l’impossibilité d’assurer la sécurité de ce retour. En vérité, le pouvoir kaki  veut éviter un affrontement entre les ouailles de » la plateforme Républicaine  d’Ambalo »  et les militants de l’opposition.

Mais il est une autre raison, peut-être la plus déterminante qui retarde ce retour si jamais il a lieu  :  Le refus de certains militaires, y compris dans la hiérarchie, qu’Emballo revienne car cela pourrait encore distendre la cohésion au sein de la troupe déjà malmenée par des crises politico-militaires à n’en pas finir.

La nouvelle Constitution interdit au général Horta N’Tam de se présenter. Si Emballo ne revenait pas, va-t-il violer cette Loi Fondamentale ou porter son dévolu sur un civil et qui ? L’opposition qui jubile sur ce non-retour d’Emballo va-t-elle tirer ses marrons du feu ce 06 décembre 2026 lors des élections? De ce fait  quel Guinée-Bissau après ses élections:  apaisée ou toujours crisée ?

Parallèlement à ces micmacs sur le retour d’Embalo, une lettre ouverte de personnalités dont l’ancien Premier ministre Aristide Gomez, l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise, Cheikh Tidiane Gadio, enjoint la CEDEAO via le général Biram Diop président de la commission et le chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye président de l’institution,  d’adopter une diplomatie du muscle, laquelle est peu probable d’être appliquée. Sanctions de personnalités, imposition d’un timing électoral, imposition d’un dialogue national, alors que plusieurs personnalités de l’opposition sont soit en exil, soit ostracisées, toutes ces actions couchées dans cette missive  sont-elles réalistes et opérationnelles en Guinée Bissau  ? Non !  L’échec du précédant  nigérien incite à marcher sur des œufs, car en Guinée-Bissau, le général Horta N’Tam est le maître du pays. Le risque de rupture avec l’organisation sous régionale, comme l’ont été les trois pays de l’AES, est trop grand pour que la CEDEAO prenne cette lettre…. au pied de la lettre. Et endosse le coustume du père fouettard.

Exit  donc une éventuelle  intervention militaire de la CEDEAO pour rétablir qui d’ailleurs Embalo ou Dias car le coup d’Etat est survenu dans un flou électoral de la présidentielle ?

Reste la diplomatie de fermeté politique et financière qui n’aura que peu d’effets sur les militaires au pouvoir en Guinée-Bissau. Voici encore la CEDEAO sur le grill face à cette quadrature du cercle. UNE

La rédaction

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