Cacao : la Côte d’Ivoire veut bloquer sa production à 2 millions de tonnes

Cacao : la Côte d’Ivoire veut bloquer sa production à 2 millions de tonnes

Diminuer la production pour faire remonter les cours : telle est la stratégie dévoilée le 11 juillet par le Conseil café-cacao (CCC), le régulateur de la filière cacao de Côte d’Ivoire.

Selon JA, pour contrôler sa production et avoir un impact sur les prix du marché international, la Côte d’Ivoire envisage de stabiliser sa récolte de cacao à 2 millions de tonnes à partir de la campagne de commercialisation 2020-2021, qui démarre en octobre 2020. La récolte 2018-2019 en cours (qui s’achève le 30 septembre), atteindra quant à elle le chiffre record de 2,25 millions de tonnes. La production devra donc chuter de plus de 11 % d’ici à 2020-2021.

« Nous avons décidé de contrôler notre récolte, de stopper la production et la distribution de nouveaux plants de cacao et de suspendre le renouvellement des plantations. Nous avons donc demandé aux exportateurs d’arrêter la distribution des plants aux paysans », a expliqué Yves Brahima Koné, le directeur général du Conseil café cacao (CCC), selon lequel la Côte d’Ivoire a lancé un recensement des producteurs de cacao et de leurs vergers sur l’ensemble du territoire national, afin d’avoir une traçabilité de toute la récolte et de mieux la contrôler.

Le patron du CCC est revenu sur l’instauration d’un différentiel de 400 dollars la tonne par rapport au cours de référence de 2 300 dollars la tonne, prônée par la Côte d’Ivoire et le Ghana depuis le 3 juillet, faute d’obtenir des multinationales un accord sur un prix plancher.

En attendant la mise en œuvre effective de cette mesure, les deux pays ont suspendu les ventes de la récolte 2020-2021, qui devaient démarrer début juillet. Le CCC s’est pour l’instant contenté de transmettre aux multinationales, le 10 juillet, une circulaire pour leur expliquer la procédure de réouverture des ventes.

« Nous ne nous arrêterons pas là, nous sommes à la recherche de financement pour lancer la construction de deux usines de transformation d’une capacité chacune de 50 000 tonnes à Abidjan et à San Pedro. Nous avons déjà acquis les terrains », a assuré Yves Koné qui souhaite privilégier la transformation locale.

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR