CAN 2021 : La covid en mode indomptable, les Eléphants et les Aigles stoppés aux portes des quarts de finale 

CAN 2021 : La covid en mode indomptable, les Eléphants et les Aigles stoppés aux portes des quarts de finale 

S’il y a une Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui risque de rester dans les mémoires collectives de la planète foot pour bien longtemps, c’est bien celle de Cameroun 2021. Entre « ravage » covid, pluie de cartons, crainte sécuritaire et pelouses défectueuses, le pays de Paul Biya est en première ligne de l’actualité internationale, au point d’éclipser par moments l’avènement des bérets rouges.

Le cas de la sélection nationale des Iles Comores aura ému plus d’un à cette CAN. Avec une douzaine de covidés dont ses deux gardiens de but (le 3e étant blessé), les Comores ont dû transformer un latéral de métier en gardien de but. Naturellement, l’exploit espéré avait peu de chance d’aboutir face aux Lions indomptables du Cameroun, l’un des favoris de la compétition. Etonnamment, l’attaque de feu camerounaise conduite par son capitaine Aboubakar Vincent Aboubakar aura bavé devant l’abnégation des Cœlacanthes, réduits à 10 dès la 8e minute de jeu. Résultat des courses : 2 buts à 1 en faveur des indomptables au coup de sifflet final. Les Comores quittent la compétition la tête haute, avec une bonne dose d’estime, contrairement aux Lions qui, malgré la victoire, cherchaient vainement une bonne raison de dresser leur crinière. Du coup, l’on est fondé à croire que n’eut été l’affaiblissement, ce match des 8e de finale aurait pu connaitre une autre issue.

Quoi qu’il en soit, la grande estime qui sanctionne la courageuse prestation des Comores relance les suspicions entretenues par dame covid, qui semble avoir vraisemblablement choisi de porter le maillot vert des Lions indomptables. Le président de la FECAFOOT a beau s’indigner face aux soupçons accusateurs portés contre son pays, le médecin des Lions indomptables volontiers enclin à venter l’imperméabilité de la bulle sanitaire qui protège la tanière, il n’en demeure pas moins vrai que des interrogations restent en suspens. Irrévocablement pertinentes. Tenez par exemple : face au Cameroun, les Etalons dénombrait 5 joueurs testés positifs, les Ethiopiens 8, le Cap-Vert 2, les Comores 12. Pendant ce temps, aucun cas dans la tanière. Rien ne permet d’incriminer formellement le pays hôte, mais c’est à croire que volontairement ou non, le Cameroun s’est trouvé une alliée silencieuse mais efficace dans cette compétition, plus que jamais redoutable sous ses oripeaux hideusement inéquitables.

Pendant que les supputations vont bon train, la compétition continue de dérouler son programme, se délestant au passage de nations étoilées telles que le Ghana, l’Algérie ou le grand Nigeria, éliminé à la surprise générale par la Tunisie, après un parcours sans faute au premier tour. Depuis hier après-midi, la liste des recalés enregistre un autre grand du continent, les Eléphants de la Côte d’Ivoire. Désormais classique, la confrontation Eléphants de Côte d’Ivoire – Pharaons d’Egypte est allée au-delà du temps réglementaire pour désigner le bénéficiaire du billet qualificatif.

Considérée comme l’affiche la plus régulière, Eléphants et Pharaons se sont croisés en coupe d’Afrique pour la 11e fois. Il faut remonter à la CAN 90 pour relever la seule victoire de la Côte d’Ivoire. C’est dire que Mohamed Salah et ses camarades ont abordé ces 8es de finale en toute confiance, convaincus de leur ascendance psychologique. Sauf que cette fois-ci, les Ivoiriens, déjà impressionnants devant l’Algérie, ont élevé le niveau du jeu, contraignant les Egyptiens à une prolongation de deux fois 15 minutes, puis à une séance de tirs au but. Mieux qu’une résistance, les pachydermes venus d’Abidjan ont donné du fil à retordre aux Egyptiens, sans pour autant réussir à ébranler la légende pharaonique.

L’homme fort du Mali-Ba avait sans détour relevé que la nation envoyait les Aigles en mission commandée. « Vous êtes condamné à ramener le trophée au pays. Dans la vie, rien n’est impossible, tout dépendra de votre état d’esprit », lançait-il aux Aigles qui auront tout essayé, sans parvenir à prendre à défaut le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale. Comme la plupart des rencontres de ces 8es de finale, c’est au mental que les Equato-Guinéens ont validé leur ticket aux tirs au but, après un score vierge de 0 but partout. En 4 matchs (1 en amical, 2 en éliminatoires de CAN et 1 en phase finale de CAN), c’est la première fois que la Guinée Equatoriale remporte un face-à-face devant les Aigles du Mali.

Tout comme en 2019 où il avait été éliminé par les Eléphants de la Côte d’Ivoire, le Mali quitte la compétition au stade des 8es de finale. La volonté, l’envie et le patriotisme n’auront pas suffi pour désarçonner cette formation accrocheuse du Nzalang, qui accède en quart de finale pour la 3e fois de son histoire. Le Nigeria, le Mali et la Côte d’Ivoire éliminés, les chances de l’Afrique de l’Ouest en quart de finale seront défendues par le Sénégal, la Gambie et le Burkina Faso.

Hamed Junior

 

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