L’attente devra encore durer quelques mois pour le Sénégal et la Maroc engagés dans une bataille juridico-sportif. Après plusieurs mois de silence, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a choisi sa date pour étudier la réclamation du Sénégal. Les juges de Lausanne vont devoir trancher ce litige très rapidement. Dans un communiqué publié ce vendredi 24 juillet 2026, le tribunal confirme que l’audience se tiendra le jeudi 8 octobre prochain en Suisse. Un rendez-vous crucial pour sceller le sort de cette compétition qui continue de diviser les esprits des mois après le coup de sifflet final.
Cette bataille au sommet oppose directement la Fédération sénégalaise de football à la CAF et au Maroc. Les Sénégalais avaient attaqué la décision de la Confédération africaine dès le mercredi 25 mars dernier. Ils contestent fermement le forfait de 3-0 prononcé en faveur des Marocains. À travers ce recours, Dakar ne réclame rien de moins que la restitution pure et simple de sa couronne continentale.
Rappelons que sur le rectangle vert à Rabat, les lions de la Teranga vaiant prs le dessus sur les Lions de l’Atlas du Maroc sur la plus petite des marques (1-0). Mais la CAF a brandi l’article 82 de son règlement pour tout annuler et offrir le trophée sur tapis vert au pays hôte. C’est ce revirement administratif qui va être réexaminé en Suisse. L’instance reproche concrètement au Sénégal d’avoir brièvement déserté le terrain au moment d’un penalty litigieux sifflé pour le Maroc. C’est la légalité de cette sanction que la formation arbitrale va devoir disséquer.
Les deux fédérations ont refusé d’accélérer la procédure juridique, laissant l’affaire suivre le rythme classique du tribunal. Le public et la presse n’auront pas accès aux débats puisque les discussions se tiendront dans le secret le plus total. Le TAS prévient déjà qu’aucun verdict ne tombera le soir même. Les juges prendront le temps nécessaire pour délibérer avant de rendre leur décision publique.
Face aux fausses rumeurs circuler sur les réseaux sociaux, le tribunal suisse a profité de l’occasion pour faire une mise au point musclée. L’institution rappelle que seules ses propres déclarations officielles publiées sur son site internet possèdent une valeur légale. Tous les autres documents ou prétendus jugements partagés sur la toile ne sont que de pures inventions.


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