Ils sont dix à avoir été canonisés au Vatican par le Pape François/ parmi eux, trois (3) Français dont Charles Foucauld affectueusement appelé le moine du désert, qui fut d’abord avant tout un soldat français. Mais à l’évidence, il fut visité par le saint Esprit et peu à peu, il personnifia la coexistence pacifique entre confessions à Tamanrasset en ayant vécu en harmonie avec les musulmans. Ayant la vocation de convertir, il se transforma vite en frère universel dans ce Maghreb au XXe siècle. Très vite, «l’ermite su Sahel», habita sa vocation et traça sa voie ou plutôt celle que lui indiqua le Christ.
Entre le goupillon et la Bible, c’est la seconde qui prit le dessus, car lorsqu’on en arrive à canoniser un militaire dont le rôle dans cette Algérie en proie à des conflits, c’est que Charles de Foucauld le mérite et a satisfait aux trois (3) conditions ecclésiales pour devenir saint :
Etre mort il y a au moins 5 ans (il a été assassiné en 1916)
Avoir mené une vie chrétienne exemplaire, il l’a été
Avoir accompli du moins 2 miracles, l’Eglise l’a vérifié.
«Bienheureux» en 2005 décidé par le Pape Benoît 16, le voilà Saint 17 ans après, fruit de la reconnaissance «d’une vie à l’image du Christ reconnu par l’Eglise». Celui qui fut assassiné dans son ermitage le 1er décembre 1916 en Algérie, c’est l’exemple aussi de l’harmonie, quelle que soit la race. En tant qu’officier de la cavalerie, il aurait pu s’en contenter et faire la guerre est son premier métier. Mais la soif de l’explorateur et du géographe qui le gagna, fut plus aiguisée. En le canonisant, le Pontife romain sanctifie un Français, mais aussi un ami de l’Afrique, un saint-homme qui aimait l’humilité par-delà les religions et les races. Son œuvre se perpétue à travers diverses congrégations dont certains sont déployées en Afrique.
La rédaction


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