Commémorations du génocide rwandais : Paul Kagame salue un «pas en avant» de la France

Commémorations du génocide rwandais : Paul Kagame salue un «pas en avant» de la France

Vingt-sept ans jour pour jour après le début du génocide des Tutsi au Rwanda, plusieurs hommages et cérémonies se sont déroulés mercredi à Kigali et à Paris alors que la France a ouvert au public d’importantes archives liées à ce sombre épisode de l’Histoire.

 Le président rwandais, Paul Kagame, a salué le rapport Duclert sur le rôle de la France dans les événements de 1994, estimant qu’il «marque un important pas en avant», tandis que Paris ouvrait dans le même temps au public d’importantes archives sur la période du génocide.

Cette journée a aussi été marquée par l’ouverture au public par la France d’importantes archives relatives à la situation au Rwanda entre 1990 et 1994, selon une publication dans le Journal officiel. Il s’agit d’archives de l’ancien président François Mitterrand ainsi que de son Premier ministre de l’époque, Édouard Balladur. Plusieurs de ces documents, notamment des télégrammes diplomatiques et notes confidentielles, figuraient dans le rapport Duclert.

Celui-ci revient sur l’engagement français durant ces quatre années décisives, au cours desquelles s’est mise en place la dérive génocidaire du régime hutu, pour aboutir à la tragédie de 1994 : quelque 800 000 personnes, majoritairement tutsi, exterminées dans des conditions abominables entre avril et juillet.

«Le rapport permet de mettre des mots sur un savoir qui était déjà solide, grâce au travail important effectué par des militants associatifs pour éclairer les zones d’ombre sur le rôle de la France au Rwanda, et à l’engagement de chercheurs français qui ont concentré leurs efforts sur l’histoire du génocide lui-même, à partir des archives rwandaises et de la parole des acteurs», détaille Hélène Dumas.  «C’est un début de reconnaissance officielle», ajoute-t-elle. «Mais cette reconnaissance ne sera institutionnalisée que lorsque le président Macron prendra la parole, et s’il la prend ».

Mercredi, le président rwandais Paul Kagame a salué le rapport Duclert, estimant qu’il «marque un important pas en avant vers une compréhension commune de ce qu’il s’est passé».

Ce rapport, remis le 27 mars au président français Emmanuel Macron, «marque aussi un changement, il montre un désir, même chez les dirigeants en France, d’avancer avec une bonne compréhension de ce qu’il s’est passé. Nous saluons cela», a ajouté Paul Kagame dans un discours lors des cérémonies de commémoration du génocide.

Une première commémoration a eu lieu à 10 h avec un moment de recueillement et un dépôt de gerbes de fleurs au jardin de la Mémoire situé dans le parc de Choisy, dans le 13e arrondissement de Paris. Cette cérémonie a eu lieu en présence de la maire de la capitale, Anne Hidalgo, d’un haut responsable de l’ambassade du Rwanda et de l’association Ibuka, qui œuvre pour la mémoire du génocide et pour le soutien aux rescapés.

 Niger : Hama Amadou de nouveau évacué en France pour un «contrôle sanitaire»

L’opposant nigérien Hama Amadou a obtenu l’autorisation d’être évacué vers la France pour y subir un contrôle de santé.  Le chef de l’opposition Hama Amadou a été autorisé à quitter le pays pour la France pour un contrôle sanitaire. «Je confirme que Hama Amadou a quitté Niamey mercredi soir pour la France où il est arrivé ce matin», a indiqué Abdou Rafa, ancien attaché de presse de Hama Amadou à l’Assemblée nationale. «Il a obtenu une autorisation de 15 jours pour aller faire un contrôle sanitaire», a précisé la même source.

Les autorités nigériennes n’ont pour l’heure fourni aucune information à ce sujet.

Ancien président de l’Assemblée nationale, Hama Amadou a été arrêté en février dernier et placé sous mandat de dépôt à la prison civile de Filingué, à environ 200 kilomètres au nord-ouest de Niamey. Il est poursuivi, avec d’autres responsables de l’opposition, pour son rôle présumé dans les troubles qui ont suivi la proclamation des résultats du second tour de la présidentielle de février marqué par la victoire de Mohamed Bazoum.

Rappelons que le 20 février 2020, Hama Amadou avait obtenu  l’autorisation d’être évacué vers la France pour y subir un contrôle de santé. L’opposant nigérien, dont la demande avait été déposée par Me Boubacar Mossi, avait grâce à cette autorisation pu  se rendre à l’hôpital américain de Neuilly, où il s’était déjà fait soigner en 2016, dans un délai de quinze jours.

La rédaction

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