Côte d’Ivoire: l’Assemblée de la Francophonie demande la libération des députés pro-Soro

Côte d’Ivoire: l’Assemblée de la Francophonie demande la libération des députés pro-Soro

Nouveau coup de pression sur le pouvoir d’Abidjan. Hier mercredi 16 septembre 2020, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a plaidé pour la libération des députés pro-Soro, incarcérés, depuis près de dix mois, sans jugement.

 «Le Secrétaire général parlementaire ainsi que le Président et les membres de la Commission politique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie expriment leur vive préoccupation face au sort des parlementaires de l’opposition incarcérés en Côte d’Ivoire», indique le communiqué publié sur le site officiel de l’institution présidée par Amadou Soumahoro.

«Depuis plusieurs mois, les députés ivoiriens Alain Lobognon, Kanigui Soro, Soumaila Yao, Loukimane Camara et Kando Soumahoro sont incarcérés», précise le communiqué, qui se montre un peu agacé, face à l’inaction du président de l’APF qui a refusé d’endosser ledit communiqué. Au terme de plusieurs tractations, le Français Jacques Krabal, secrétaire général parlementaire a proposé le texte qui a été validé par les autres membres de la Commission politique de l’APF.

«En début d’année, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) avait déjà fait part de sa préoccupation et s’était dit  attentive au respect du statut du parlementaire», indique le communiqué soutenu par la Commission politique dirigée par le député Christophe-André Frassa. Cette commission examine, entre autres, les questions politiques et l’État de droit dans le monde francophone.

«Plus récemment, le Comité des droits de l’homme de l’Union interparlementaire, lors de sa réunion du 29 mai dernier, s’est vivement inquiété de la situation de ces cinq députés qui sont toujours incarcérés sans jugement», indique le communiqué. Qui ajoute : «Aujourd’hui, la situation de ces parlementaires reste inchangée. L’APF, fidèle aux valeurs de la démocratie et au respect de la liberté d’opinion et d’expression, déplore cette situation».

Pour finir, «L’APF continuera à suivre avec la plus grande attention la situation en Côte d’Ivoire. La Commission politique de l’APF estime cependant qu’une mission devrait être dépêchée sur place pour constater et apprécier les faits».

Au fur et à mesure qu’approche la présidentielle, le gouvernement ivoirien fait face à une série de décisions défavorables à l’international.

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