La première nation qualifiée pour les 16e de finales est connue, il s’agit du Maroc. Les Lions de l’Atlas sont dans le bon rythme, les Eléphants de la Cote d’Ivoire eux, ont été freinés dans leur élan…
Grace à un but matinal d’Ismael Saibari contre l’Ecosse, le Maroc a pratiquement composté son ticket pour les 16e de finales. Il ne lui reste plus qu’à confirmer ses ambitions devant la Haiti, déjà éliminée, pour garder la bonne trajectoire. Eliminé en demi-finale au Qatar, les Lions de l’Atlas, après une finale de Coupe d’Afrique des nations écailleuse, sont aux Etats-Unis pour un objectif non négociable. Prouver qu’ils demeurent les rois du continent, et par conséquent, aller à la conquête du monde, en achevant leur rêve estompé aux portes de la finale en 2022.
Bien installé dans le groupe C au même rang que le Brésil, le Maroc après un nul (1 à 1) devant le Brésil et une victoire face à l’Ecosse, a montrer toute sa solidité et sa discipline tactique, même si la finition reste le point faible de la team rouge. En attendant de jauger la montée en force du Maroc, le bémol est venu de la cour d’appel de Versailles. Accusé de viol, l’arrière droit des Lions, Achraf Hakimi a été sifflet à chaque touché de balle contre l’Ecosse. De toute évidence, cette situation n’est pas faite pour garantir la sérénité du groupe, même si le capitaine marocain qui réfute toute culpabilité ne laisse apparaitre aucune contrariété inquiétante.
Battu par l’Allemagne (2 buts à 1) pour le compte de leur deuxième sortie, les Eléphants de la Cote d’Ivoire sont passés à Cote d’un après-midi de référence. Inspirée par le capitaine Franck Kessié (auteur du but ivoirien), la Cote d’Ivoire a affronté le quadruple champion du monde sans complexe, presqu’à armes égales. Les pachydermes ne manquent pas de talent, à commencer par un certain Yan Diomandé qui s’était déjà fait remarquer admirablement bien, lors de la dernière CAN.
Visiblement surpris par le volume de jeu développé par les Eléphants, la Mannschaft va chercher la faille sans trop de réussite. Avant même la pause, le sélectionneur allemand envoie son banc à l’échauffement. La preuve que la force dissuasive de l’éléphant inspirait la méfiance. Faé et ses garçons étaient en passe de faire vibrer toute l’Afrique et particulièrement le territoire ivoirien, jusqu’aux campements les plus enfouit.
Le rêve a tenu un bon moment. Mais quand on a en face le quadruple champion du monde, il faut être à son niveau maximal. Si un jeune garçon comme Chris Inao a exposé une palette assez impressionnante, certains sujets à l’image du jeune prodigue Yan Diomandé ont connu des baisses de régime, gâchant ainsi l’occasion de « saboter » les velléités allemandes. Cela étant, le maitre à penser allemand a sorti de son foulard le coaching gagnant, contrairement à Emerse Faé dont le banc n’a rien apporter. Pire Adingra, mal inspiré dans sa réflexion, alors que l’instinct lui imposait un pied droit qui aurait pu ouvrir à son pays, les portes des 16es.
Le drapeau irlandais au chevet de l’éléphant ouest-africain !
Malgré sa défaite, la sélection ivoirienne a produit un football assez potable et fort prometteur au regard du potentiel de la jeunesse qui la compose. C’est d’ailleurs la plus jeune sélection de la competition. La Cote d’Ivoire n’a pas su défendre son titre de champion d’Afrique au Maroc, mais incontestablement, on assiste là, à la naissance d’une génération dorée, capable de faire parler d’elle dans les années à venir. Reste à savoir si les friands de résultats immédiats laisseront cette force en devenir éclore en temps opportun.
En attendant, les Ivoiriens peuvent se réjouir d’avoir un allié inattendu de taille sur le sol américain, notamment l’Irlande. Qui aurait cru qu’au détours d’un mondial, cet archipel des iles Britanniques prendrait fait et cause pour l’éléphant ouest-africain. Privés de supporters, la Cote d’Ivoire peut chaleureusement remercier l’Irlande qui s’est réinventer une appartenance à travers ses couleurs nationales. L’ordre est certes différent, mais les drapeaux ivoiriens et irlandais présentent des couleurs identiques. Une coïncidence qui aura suffit à opérer un charme magique, tel que le football en est capable.Pendant ce temps, Hervé Renard lui, broie du noir. La magie espérer n’a pas opéré. Apres la débâcle qui a valu le limogeage de Sabri Lamouchi et son rappel dans la foulée, la Tunisie s’est disloquée sur un cinglant 4 buts à 0 devant le Japon. Du coup, le dernier match ressemble beaucoup plus à un supplice qu’à une occasion de baroude d’honneur l
Hamed JUNIOR


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