Covid-19 au Burkina : 27 malades, 1 décès, 5 cas suspects prélevés et un cumul de 231 contacts

Covid-19 au Burkina : 27 malades, 1 décès, 5 cas suspects prélevés et un cumul de 231 contacts

Le gouvernement a institué un point de presse quotidien pour donner les informations relatives à l’évolution de la pandémie de Covid-19 qui touche notre pays depuis quelques jours. Cette première rencontre qui s’est tenue hier mercredi 18 mars 2020 a permis de faire le point de la situation. Des dires du Pr Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la réponse à l’épidémie de Covid-19, le virus a, du 9 au 17 mars 2020 fait 27 malades dont 15 femmes et 12 hommes et un décès. 5 cas suspects ont été prélevés et les résultats sont attendus. Le coronavirus c’est aussi un cumul de 231 contacts.

Le Burkina Faso dans ce contexte de pandémie du coronavirus a enregistré ses premiers cas depuis le 9 mars 2020. «Hier 17 mars nous avons enregistré un premier cas à Bobo et 7 nouveaux cas à Ouagadougou, ce qui porte à 27 le nombre de malades dont 15 femmes et 12 hommes. Il faut signaler que 5 cas suspects ont été prélevés le 17 mars et nous sommes dans l’attente des résultats», a déclaré le coordonnateur national de la réponse à l’épidémie de Covid-19, Pr Martial Ouédraogo.

Pour ce qui concerne celui des contacts (il s’agit de personnes vivant dans le même ménage qu’un patient de Covid-19 dans une période de 14 jours après l’apparition des symptômes mais également des personnes ayant voyagé avec un patient Covid-19 par tous types de moyens de transports également des personnes travaillant à proximité et ayant partagé le même environnement clos qu’un patient de Covid-19 et enfin des personnes ayant dispensé des soins directs aux patients ou travaillé avec des professeurs de santé infectés, visité des patients), pour ces derniers, le Pr a indiqué qu’au jour du 18 mars 2020 nous avons un cumul de 231 contacts. Pour les sorties après 14 jours de suivi, elles sont au nombre de 90.

Par conséquent, les contacts à suivre sont au nombre de 148. A en croire l’épidémiologiste, la totalité des patients proviennent de la communauté et non des postes frontaliers (les aéroports, les voies routière et ferroviaire).

En dehors de la recherche et du suivi des cas contacts, toutes les personnes malades sont prises en charge au niveau des centres de référence pour les cas graves, les cas les moins graves sont pris en charge au niveau périphérique ou à domicile. «Pendant que nous nous apprêtions à annoncer les premières guérisons nous avons enregistré dans la nuit du 17 au 18 mars 2020 le décès d’une patiente de 62 ans diabétique qui était sous réanimation», a poursuivi le Pr Ouédraogo.

Cette annonce lui a donné l’occasion d’interpeller toutes les personnes porteuses de tares, que ce soit les insuffisants rénaux, les insuffisants respiratoires à appeler ou à contacter le 01 60 89 89, le 52 19 53 94 et très prochainement le 35 35 lorsqu’elles présentent des signes de Covid-19. «Cet évènement tragique nous interpelle sur l’ampleur et la gravité du problème auquel nous sommes tous confrontés.

Il s’agit en effet d’une maladie très contagieuse, potentiellement mortelle et qui n’a pour le moment pour seul traitement que la prévention», a précisé Martial Ouédraogo. Interrogé sur la nécessité du masque, il a précisé que ceux-ci sont nécessaires pour les malades et toute personne qui serait entrée en contact avec un malade.

Pour ce qui est du dépistage, il a rassuré qu’il y a un laboratoire de référence à Bobo-Dioulasso et les prochains jours le 2e point de diagnostic sera ouvert à Ouagadougou, «d’ici la fin du mois de mars». Le Pr a souligné que personne n’est épargnée y compris le personnel médical. «Même dans mon équipe il y a des gens qui sont touchés». Parlant du pronostic, le coordonnateur national de la réponse à l’épidémie a soutenu qu’il est fonction des tares du patient.

Il a donc invité les personnes porteuses de maladies à se signaler lorsqu’elles ressentent des difficultés respiratoires. A la question de savoir s’il y avait assez de tests, le Pr a assuré que nous ne connaîtrons pas de rupture et «en plus, il y a un partenaire qui est déjà près à nous accompagner à ce niveau. Pour les infrastructures de prise en charge également il n’y a pas de problème». Les services médicaux auraient anticipé de sorte qu’aujourd’hui «nous avons même expérimenté la possibilité de prendre en charge les cas simples à domicile et ça se passe très bien nous ne sommes ni dépassés par les capacités d’accueil ni par les moyens de prise en charge».

L’affaire Ethiopian Airlines

A propos de «l’incident» survenu à l’aéroport, le ministre en charge de la Communication, Rémis Dandjinou a expliqué qu’il faut replacer les choses dans leur contexte. Selon lui, il y a eu une information qui est arrivée au ministère de la Santé évoquant la possibilité de cas suspects de Covid-19 au niveau d’un vol qui arrivait. La question première étant la mise en œuvre de la protection des populations. «Partant de ce fait, le ministère de la santé a décidé d’un certain nombre de mesures.

Tout le reste pour moi n’est que périphérique et accessoire. Comme l’a dit le Pr, étant donné que nous avons une porte d’entrée qui est communautaire, il faut veiller à ce que les autres portes (notamment pour les personnes qui viennent d’ailleurs) soient surveillées». Toutefois, le porte-parole du gouvernement a reconnu qu’il y a eu des petites coquilles dans la communication de leur côté comme de celui du partenaire chinois mais «en tous les cas les deux entités sont intéressées par une chose qui est de protéger la population burkinabè de la maladie ».

Aline Ariane BAMOUNI

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR