Crise à La Poste : les travailleurs reviennent à la charge

Crise à La Poste : les travailleurs reviennent à la charge

C’est une reprise des hostilités à La Poste du Burkina Faso après une accalmie d’environ trois semaines. Hier mardi 11 juin 2019, à l’appel du Syndicat des travailleurs de la poste (SYNTRAPOST), qui exige le départ du directeur général Nabi Issa Coulibaly, les agents ont déserté les bureaux pour tenir un sit-in avec comme moyen de pression un appel à la désobéissance. Selon une source syndicale, la décision de reprendre la lutte après la «pause» observée a été prise au sortir d’une Assemblée générale qui s’est tenue le 6 juin 2019 lors de laquelle  la forte mobilisation des travailleurs lors des journées précédentes a été saluée. Selon le SYNTRAPOST, le  mot d’ordre de la première phase lancée le 6 mai 2019  a été suivi à 98,99%.

Pour ce qui est de cette deuxième phase de la lutte, le syndicat prévoit des sit-in de 7h30 à 11h à compter d’hier mardi 11 juin 2019.  Les travailleurs entendent poursuivre cette forme de lutte jusqu’au jeudi 13 juin 2019. A cela s’ajoute la «désobéissance collective à la hiérarchie», lancée par le syndicat. A en croire Gilbert Go, elle se matérialise par le non-respect des décisions et ordres de la direction générale, le boycott des réunions et la non-transmission des documents comptables.

Selon le secrétaire général du SYNTRAPOST, Gilbert Go, le syndicat entend dénoncer les mauvaises pratiques qui ont cours dans la société. «Nous ne sommes pas contre quelqu’un, mais plutôt contre la manière de faire de quelqu’un. Nous n’allons pas assister à l’assassinat de notre entreprise, car la famille postale va mal», a-t-il indiqué. Et le SG d’ajouter que «le combat que nous menons, c’est pour toute la nation».  Mais, précise le secrétaire général du SYNTRAPOST, le service reprend après chaque sit-in. Gilbert Go n’a pas manqué d’appeler ses camarades à la discipline dans la lutte. «L’heure d’arrivée au service est de 7h30. Recevez les clients comme il se doit, essayez toujours de satisfaire le client, car c’est parce qu’il y a les clients que La Poste existe. Il ne faut pas que le client soit victime de notre lutte», a-t-il précisé.

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