Crise au MENA : L’ODJ soutient la lutte des enseignants

Crise au MENA : L’ODJ soutient la lutte des enseignants

Depuis la rentrée scolaire 2017-2018, le monde de l’éducation et de la recherche, est en lutte, sous la houlette de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE).

En effet, las d’assister passivement, à la liquidation du système éducatif, entamée depuis les années 1990, à travers l’application du Programme d’ajustement structurel (PAS) qui a consacré la privatisation de l’école et la clochardisation des acteurs (personnel enseignant et administratif, élèves) de ce secteur, les syndicats d’enseignants ont décidé d’entamer une lutte sur une plateforme revendicative. Sur le terrain, la lutte s’est traduite par des actions de sit-in, de grèves, de non-évaluation des apprentissages au préscolaire, au primaire, au post-primaire et au secondaire. La plateforme revendicative minimale porte entre autres, sur la revalorisation salariale des travailleurs de l’éducation nationale et de la recherche, l’amélioration des conditions de travail, la démocratisation de l’accès à une éducation de qualité aux enfants du peuple et l’amélioration de la gouvernance administrative et financière des établissements d’enseignement publics et privés du Burkina Faso.

Malgré la justesse et la pertinence de la cause de la lutte en cours reconnues par les autorités elles-mêmes et plusieurs institutions nationales, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Monsieur Jean Martin Coulibaly, a affiché un mépris vis-à-vis de la Coordination des syndicats ; ce qui a contraint les enseignants à déposer stylos et craie. Cette situation a amené la CNSE à discuter directement avec le Premier ministre, qui jusque-là, n’a fait aucune proposition concrète.

Dans la logique du mépris et du déni, le gouvernement MPP et alliés, au lieu de s’atteler à la résolution de la crise, se lancent dans une campagne de dénigrement, dans le but d’opposer les enseignants à la population. Les propos tenus dans plusieurs localités du pays et dans la presse par des caciques du MPP visent manifestement, à créer la haine et la division au sein de l’opinion publique, tout comme réunir les conditions pour réprimer les travailleurs de l’éducation et de la recherche en lutte. Les derniers évènements l’illustrent à souhait. Pendant que les acteurs affirment que les négociations sont sur une bonne voie, le régime MPP fait abattre sur les élèves, une répression féroce. A Boussé, dans la province du Kourwéogo, on enregistre un élève blessé par balle. A Koudougou, dans le Boulkiemdé, ce sont les forces répressives qui répondent à des élèves qui voulaient tout simplement s’adresser à leur gouverneure. Au regard de ces faits et compte tenu de la pertinence de la plateforme revendicative de la CNSE et de l’intérêt que revêt sa satisfaction pour le peuple burkinabè, en général et sa jeunesse, en particulier, l’ODJ :

condamne fermement ces manœuvres dilatoires et les tentatives de criminalisation des luttes sociales légitimes par le pouvoir du MPP et alliés,

condamne la répression des élèves dans les différentes localités de notre pays,

  affirme son soutien indéfectible aux travailleurs de l’éducation nationale en lutte.

Par ailleurs, elle appelle :

le gouvernement MPP et alliés à tout mettre en œuvre pour la satisfaction de la plateforme revendicative de la CNSE ;

ses militants et toute la jeunesse patriotique et révolutionnaire à soutenir activement, la juste lutte des travailleurs de l’éducation et de la recherche et à dénoncer toute répression;

ses structures à populariser la plateforme revendicative de la CNSE qui met à nu les conséquences désastreuses des politiques éducatives aventuristes des régimes du CDP et du MPP l

Vive la jeunesse patriotique et révolutionnaire burkinabè !

Vive l’ODJ ! 

Le Bureau exécutif national

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