Crise politique au Mali : Que le M5 franchisse le Rubicon et qu’on en finisse !

Crise politique au Mali : Que le M5 franchisse le Rubicon et qu’on en finisse !

Calme fourré à Bamako depuis 4 jours durant lesquels, il s’en passe beaucoup de choses. Arrestations de responsables du M5, puis leur libération et dans la foulée hier, une conférence de presse de ces ex-prisonniers. Au moment de leur arrestation, samedi, le président IBK s’adressait aux Maliens en dissolvant ce qui restait de la Cour constitutionnelle dans un souci de dérider une situation grippée.

Hier 14 juillet, c’est le fils d’IBK, Karim, député à l’Assemblée nationale, et par ailleurs président de la commission de défense qui rendait son tablier pour ce dernier poste. Raison invoquée par Karim : le matraquage pour «délit de patronyme». Pour lui, s’il ne s’appelait pas Karim Keïta, le bashing dont il fait l’objet sur la toile relative à sa vie privée, n’aurait pas prospéré.

En outre, il se dit convaincu que derrière cet acharnement de la vox populi, c’est bien son père qu’on veut.

Et effectivement, sitôt élargis les leaders du M5, ont aussitôt donné une conférence de presse où l’exigence du départ du locataire du palais de Koulouba a été l’épine dorsale de cette sortie. Pendant ce temps, l’icône de cette contestation l’imam Mahmoud Dicko, depuis son domicile de Badalabougou appelait à mettre balle à terre. Un appel pas toujours audible, car alors par exemple que celui-ci ne fait plus de la chute d’IBK une revendication principale, ses ouailles y restent arc-boutés.

Et l’armée dans tout ça ? On sait que le week-end écoulé, elle a été travaillée au corps pour rester neutre. On sait aussi que la grande muette reste tiraillée entre 2 syndromes, celui d’Aya Sanogo du nom du chef des putschistes bérets verts de 2012, et celui de la présence de leurs frères d’armes étrangers sur le sol malien. Alors la soldatesque arbitre ou acteur ?

Mais de plus en plus, il faudra que les Maliens choisissent de quitter cette situation ni pain, ni mie. Veulent-ils déboulonner IBK ? Qu’ils y aillent et qu’on en finisse, et qu’ils lui trouvent un remplaçant. S’ils ne veulent pas qu’ils optent pour continuer avec lui, avec des bases claires. Mais arrivés chaque fois au seuil du Rubicon et faire marche-arrière, ne fait qu’enfoncer le Mali dans l’abîme alors que le pays est déjà lesté par des crises sécuritaire, sociale et sanitaire.

Conclusion : Que le M5 fasse partir IBK ou qu’il le laisse tranquille !

La REDACTION

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