Demain, Aujourd’hui au Faso entame son septennat : La continuité dans le professionnalisme

Demain, Aujourd’hui au Faso entame son septennat : La continuité dans le professionnalisme

Ce soir 21 février 2020, après les douze coups de minuit, le dernier-né des quotidiens burkinabè entamera sa 7e année d’existence ! Rien à voir avec un bail, un septenat présidentiel, mais un sacerdoce sans deniers de culte.

Dans le rétroviseur des 6 années écoulées, Aujourd’hui au Faso a été en phase avec son slogan ‘’L’info au jour le jour !’’

Né à une période charnière du Burkina-Faso, et dans la seconde décade du second millénaire, le canard a cancané dans l’objectivité et essayé toujours d’être dans le moule de l’éthique et de la déontologie ce qui a l’heur de ne pas que lui occasionner des amitiés. C’est la rançon de ce métier.

Privilégiant les infos ‘’short’’ en lieu et place des articles kilométriques, (les lecteurs n’ont plus le temps) même si dans un dossier, une enquête ou une interview, on n’a souvent guère le choix, Aujourd’hui au Faso a fait sien ce précepte hégélien qui veut que «la lecture d’un journal soit la prière du matin réaliste». Encore faut-il en être un des miroirs que l’on promène dans la société !

Tout n’a pas été rose, car depuis presque 5 années, les sociétés burkinabè vivent au rythme d’un Faso lesté de difficultés de tout ordre. Comme d’autres médias, votre canard a mal économiquement. Certes, l’Etat à travers le FAPP a enfin opérationnalisé les crédits alloués à la presse privée. Mais crédit rime avec remboursement et échéanciers, lesquels sont consubstantiels à des rentrées d’argent donc au paiement des factures, pardon «des contrats». Or on assiste aux renvois budgétaires de ces factures : celles impayées de 2018 sont inscrites sur 2019 et celles de 2019 sur 2020…

Et l’Etat burkinabè paie en retard les factures honorées. Tant pis pour les salaires et les dépenses incompressibles. Seul grand pourvoyeur de «marchés» au Faso, l’Etat selon sa volonté vous rend milliardaire ou … mendiant larmoyant. Tous les Crésus locaux au Burkina le sont d’abord grâce aux marchés de l’Etat. Circuit de la dépense, pour circuit de la dépense, il faut régler les factures dans un délai raisonnable. Il faut oxygéner l’économie locale ! Ce qui vaut pour les médias (journaux, radios, télé, journaux en ligne) est aussi valable pour les autres entreprises dont les retards ou les non-paiements de «marchés» les mettent aux abois financièrement, voire au bord du dépôt de bilan. On est obligé fréquemment de contracter des prêts bancaires ou usuraires (oui pour boucler des fins de mois corsées ou pour régler certains fournisseurs, on gage souvent sa carte grise de véhicule, son PUH auprès d’usuriers), qu’on rembourse difficilement. L’absence de publicités et d’annonces oblige, les réseaux sociaux et les grandes pancartes ayant désormais la cote, les trésoreries s’étiolent.

Pourtant en même temps, l’Etat et ses démembrements commandent des centaines de pages en quadrichromie dans des magazines et journaux internationaux, tout simplement, parce qu’ils ont leur siège en Europe ! Régulièrement ces journaux font le tour des capitales de la sous-région pour des ‘’Spéciaux’’. Leurs journalistes et agents commerciaux munis de sauf-conduits, émis par les Présidences ont des rendez-vous ‘’calés’’ avec ministres et DG, qui trépignent d’impatience de voir leurs photos au milieu de brassées de louanges dans ces pavés. Des apologies tarifées à coup de millions payées évidemment par virements, alors qu’on règle difficilement nos maigres 100 mille et 200 mille !

Un hebdomadaire comme Jeune Afrique fait autorité et s’est imposé depuis plus de 50 ans en Afrique, mais pour beaucoup de confrères domiciliés outre-Atlantique, les lecteurs ne sont autres que les audienciers de nos ministres et DG dans les salles d’attente. Où se trouve la vitrine internationale ? Oui, il existe des journaux internationaux sans lectorat !

Du reste, la vraie température politique ou sociale d’un pays se trouve toujours dans les médias locaux… Fermons cette digression utile.

Aujourd’hui au Faso au cours de cette 7e année étoffera ses pages avec de nouvelles rubriques et ne fera pas dans le tâtonnement éditorial.

C’est le lieu de remercier tous les lecteurs et annonceurs qui nous font confiance et nous leur promettons de rester fidèles à leurs attentes : La continuité dans le professionnalisme, si Dieu le permet !

Zowenmanogo Dieudonné ZOUNGRANA

Directeur de publication

Directeur général

Chevalier de l’Ordre national

COMMENTAIRES

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    Etienne Traore 3 mois

    Bon anniversaire. Continuez sur votre ligne même si de temps en temps vous êtes incompris. Étienne Traoré.

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